2.11.11

Le fric, la droite et les referundums

Tel la limace moyenne, Papandréou (1er ministre socialiste grec) est plus habitué à ramper en bavant devant les forces du fric mondialisé qu'à défendre les intérêts des Grecs.
Mais, félicitons-le de s'engager sur la voie d'un referundum pour demander aux Grecs ce qu'ils pensent de la saignée dont ils sont victimes et de la façon dont il a (ou pas) géré la question ! Ok, il aura fallu que les Grecs soient exsangues, qu'ils plient sous les restrictions et les sacrifices, qu'ils soient en grève quasi permanente, qu'ils manifestent dans toutes les villes du berceau de la démocratie... pour qu'ils se réveille enfin !
Or, voilà que nos donneurs de leçons de démocratie s'étranglent qu'un dirigeant veuille consulter son peuple... Les Sarkozy, Merkel, Berlusconi, Zapatero et consorts, les actionnaires des banques en ont le souffle coupé... Les bourses s'éffondrent... C'est la crise dans la crise.
Avoir à ce point la trouille de la voix du peuple, c'est gravissime... Est-ce que ce monde est sérieux ?
Déjà Sarkozy et ses maîtres à penser (la finance multinationale) nous avaient joué le même mauvais tour de cochon avec le Traité Constitutionnel Européen. Souvenez-vous, les Français l'avaient massivement rejeté. Qu'à cela ne tienne, Sarkozy l'a fait passer autrement, avec quelques troublantes complicités de gauche et en évitant sagement les Français.
Il faut bien avouer que ces gens ont une sainte horreur du peuple. Ils ne gouvernent pas pour les peuples, mais contre les peuples. La seule idée que les citoyens puissent participer aux décisions qui concernent leur quotidien, les révulsent... Des fois que les peuples, s'instruisent de leur propre vécu et de l'expérience des pays voisins pour rejeter, d'un même élan, les dictatures qui leur en ont tant fait baver ces dernières décennies.
Les soulèvements populaires et la prise du pouvoir par les peuples, ce ne doit être valable que dans les pays arabes.
Ce monde est définitivement barjot. Il faut en changer de toute urgence.

30.9.11

Primaires socialistes... Une dernière et après, j'arrête !

Le concours de miss auquel on assite avec les 6 prétendants au trône est pitoyable du point de vue de la démocratie.
La fin du règne sarkozyste est proche. Les ténors du PS s'y croient déjà et, il faut bien le dire, il y a de fortes probabilités que ce soit le cas. Alors pourquoi bouder le plaisir de mettre dehors la bande du Fouquet's à la porte ?
Premièrement, parce qu'ils trompent le peuple !
Pour accéder au pouvoir, ils jouent des coudes : un peu de feinte indignation sur les inégalités pour caresser leur flanc gauche, un peu de discours réactionnaire pour rassurer la frange droite déçue par leur gouvernement (thèses sécuritaires, propos ahurissants sur l'immigration, etc.), mais ils sont globalement tous d'accord pour la poursuite des critères de Maastricht, avec les désastres que l'on sait, d'accord sur la règle d'or qui figera dans le marbre l'austérité pour les plus modestes, d'accord pour dire qu'il faut rester raisonnables dans nos exigences, d'accord pour nepas changer de société, mais de la maquiller au mieux... J'en passe et pas des meilleures.
Ils cultivent l'idée d'alternance, alors que c'est bien d'une réelle alternative dont notre pays a besoin. La nuance est de taille.
Secondement, parce qu'ils signent la fin des partis politiques !
La crise de la gauche, n'est pas une question de leadership ou de gueule de l'emploi, mais bel et bien un problème de projet politique.
En juin, ils nous affirmaient mettre enplace le projet socialiste, rien que le projet socialiste, mais tout le projet socialiste... Quand on les entend aujourd'hui, on est surtout saisi par leur grand écart. On voit mal comment Valls (qui veut augment les impôts) se ralliera à Montebourg ; comment Hollande, qui parle de créer des postes d'enseignants, suivrait Royal qui leur promet des militaires (dont tout le monde imagine les compétences éducatives !)...
Leur attrape-couillons transforme les militants en simples colleurs d'affiches et en rabatteurs de jeux du cirque pour leurs poulains respectifs. Ils ne sont plus des adhérents, rassemblés pour définir un projet de société. En mettant au pinacle la posture présidentialiste et l'idée de l'homme providentiel, la plupart du temps préfabriqué par les sondages d'opinion, ils en oublient l'avertissement d'un de leur plus illustre mentor, Mendès-France : "Choisir un homme sur la seule base de son talent, de ses mérites, de son prestige ou de son habilité électorale, c'est une abdication de la part du peuple, une renonciation à commander lui-même, c'est une régression..."
Leur vrai-faux débat est fait de "Je, je, je... de Moi, moi, moi..." jamais de nous !
Troisièmement, parce qu'ils permettront à la droite de revenir aux affaires !
Le ras-le-bol de Sarkozy a bon dos et ne peut pas suffire pour faire une politique.
Leurs primaires ont au moins un avantage : mettre en évidence que rien ne changera pour la grande majorité des Français. Tant leurs propositions sont à des années-lumière des besoins les plus essentiels. Elles s'appuient essentiellement sur l'opinion dominante, laquelle est lourdement formatée par l'idéologie du même nom.
Le désespoir d'un quotidien de plus en plus dur pour les familles modestes produit deux options. La première : casser les codes, faire payer les riches et les banquiers, redistribuer les richesses.. En un mot : changer de société !.. La seconde : ne pas se risquer à trop espérer, garder le peu que l'on a, tant les médias nous inoculent l'idée qu'avec la concurrence internationale, il n'estpas possible de changer le monde !
Leurs prétextes pour ne pas aller au bout de la logique de transformation sont prévisibles, car ils nousles servent régulièrement : pseudo-réalisme, attitude "raisonnable" vis à vis de l'économie, ne pas choquer l'électeur moyen, etc...
Alors, on fait quoi ?
B'abord, on refuse de se rendre aux primaires. Manquerait plus que ça d'être pris en otage de ce plébiscite de la pensée unique ! Marre du syndrome de l'homme providentiel : souvenez-vous d'Obama... Rien !
Ensuite, on incite nos concitoyens à peser sur le débat. Marre de cette confiscation de la parole ! Ecoutons les gens, tentons de comprendre la réalité de leur quotidien, entendons leurs propositions pour vivre mieux...
Enfin, on tire à gauche le plus possible, pour la transformation sociale qui replace l'homme au coeur de la réflexion politique. Marre de l'idéologie du moins pire !

23.9.11

Le canular des primaires

Il fallait bien que je dise ce que je pense de la mascarade démocratique que sont les primaires socialistes. Nous y voilà !
Souvenez-vous, en juin dernier, une grande messe comme le PS sait en organiser fixait les bases de leur programme de gouvernement, au cas où... Jusque-là, rien d'anormal, c'est le but des partis de se coller de temps en temps à l'exercice. On nous assurait alors que, quel qu'il soit, le candidat issu des primaires défendrait le programme socialiste, tout le programme socialiste, rien que le programme socialiste... Je vous la laisse méditer, celle-là.
L'été a été propice aux règlements de compte, habituels entre éléphants. Et voici que l'automne venu, on ne comprend plus rien. Et Dieu sait si on a été abreuvé d'informations ! Voyez le grand écart entre Aubry, que je crois sincèrement de gauche et Valls, opportuniste au moins autant libéral que Fillon... Ecoutez Martine qui dit : OK pour 80.000 postes dans l'Education nationale ou François qui crie au casse-cou, déjà dans la peau de celui qui veut rassurer les marchés... Hollande et son capitalisme à visage humain ou Montebourg avec son capitaliste coopératif ? En tous cas, tous les deux pour le capitalisme qui fait tant de ravages sur la planète.
Ces gens ne militent visiblement pas pour la même chose.
De leur côté, les possédants anticipent la chute de leur poulain Sarkozy en préférant mettre la main à la pâte en favorisant l'élection la plus large possible (espèrent-ils) d'un candidat qui ne soit pas vraiment un obstacle à la poursuite de la confiscation des profits par les banquiers et les actionnaires... Sinon, pourquoi croyez-vous qu'ils mettent tous les médias dont ils sont propriétaires à disposition du PS ? On les voit sur toutes les chaînes et à toutes les heures. Même quand ils parlent de la fête de l'Humanité (tout de même 500.000 participants et un contenu politique alternatif), c'est pour évoquer la visite des prétendants socialistes. Un autre exemple : France 2 ! Des heures de débat rien que pour eux. Et tout ça avec les impôts de chacun de nous. Quelle autre formation a, un seul jour, bénéficié d'un tel traitement de faveur ? Aucune. Et surtout pas les formations de gauche, partisanes de remettre l'humain au coeur de la réflexion politique... Ce hold-up sur le débat pluraliste est simplement indécent.
Et pourquoi donc cet engouement pour les primaires socialistes ? Simplement pour poursuivre la grosse manipulation commencée avec le quinquénat et qui s'appelle : la mise en place du bipartisme. Les uns et les autres rêvent d'un pays où les différences politiques entre les deux plus gros partis soient si minces que, dans les faits, rien ne change fondamentalement. Comme en Angleterre, où les travaillistes ont fait le sale boulot pour la droite, qui a fini par les jeter dehors... Comme aux USA, où tout le monde avait misé ses deniers dollars dévalués sur Obama. Quelle déception ! même sur son idée phare du droit à la santé, il se couche devant les forces de l'argent. Et, cette semaine, il oppose son véto pour la création d'un Etat Palestinien, pour faire allégeance aux lobbies pro-Israël... Voilà ce que cela donne de ne pas avoir de contre pouvoir attentif et soucieux des peuples...Le bipartisme : non merci !
Quant aux Socialistes aux affaires ? Il va sérieusement falloir les tirer sur leur gauche pour que les petites gens ne soient pas, une fois de plus, les dindons de la farce... Qui dirige l'Espagne, aujourd'hui au bord de l'implosion ? Le PS... Qui dirige la Grèce ? Le PS, qui, au lieu de lutter pour son peuple s'est couché en obéissant sagement aux diktats du FMI et de la Banque européenne, tant souhaitée par les partis socialistes du continent.
Alors NON... Trois foi NON ! je n'irai pas cautionner ce délire en participant à ce canular qu'ils appellent primaires... Bien que l'idée m'ait traversé l'esprit d'y aller voter pour le plus ringard d'entre eux. Juste histoire de rigoler un bon coup et de fausser complétement la farce qu'ils jouent aux Français.
Voilà... C'est sans doute un peu primaire comme réaction... Mais à primaires, primaire et demi !

11.9.11

Septembre 2011 : quelle rentrée !!!

Septembre 2011... On s'empressera d'oublier les vacances gâchées par cet été pourri. Mais non ! Je ne parle pas de la météo, car çà, on ne peut pas y faire grand'chose ! Quoi que la responsabilité humaine sur les dérèglements climatiques...
Si l'été a été pourri, c'est surtout par les délires du système capitaliste. La crise, la crise, la crise... Cela fait quarante ans que j'entends parler de la crise... Crise du pétrole, crise des valeurs, crise de foi... Pas de doute : la société est malade. A coups d'antidépresseurs pour les uns et de vitamines pour les autres, les peuples sont maintenus debout pourt qu'ils puissent produire et produire encore... Les actionnaires, ces vampires qui opèrent au grand jour, sont sous perfusion permanente du sang et de la sueur des exploités... Les banques sont sous assistance respiratoire des états larbins, elles qui, pourtant, ne manquent pas d'air... Et aucun médecin ne saurait trouver une remède efficace pour soigner le malade ?!
Car du pognon, il y en a ! Les 40 plus grosses entreprises françaises cotées en bourses annoncent la couleur : déjà 47 milliards de profit pour les 6 premiers mois de l'année.
Septembre 2011... C'est la rentrée. Les écoles sont, une fois de plus, dans le colimateur de la droite (Sarkozy et ses sbires). Encore 16.000 suppressions de postes. A la fin de son mandat, Sarkozy pourra afficher 80.000 suppressions d'emplois rien que dans l'éducation nationale. Ah çà, il l'a bien dégraissé le mammouth ! Des villages en viennent à recruter, avec leur budget, une institutrice. Ailleurs, le secteur privé crée des écoles en veux-tu en voilà...
Exemple contret (mais chacun aura le sien, j'imagine) : dans mon quartier, il manquera un enseignant à l'école maternelle des 3 merlettes. Pourtant la moyenne élèves par classe est supérieure aux quotas exigés pour une ouverture de classe. L'inspecteur d'académie le reconnaît, mais... Il n'a personne à mettre sur ce poste ! Voilà une traduction de ce que produit le dogme selon lequel il y aurait trop de fonctionnaires en France et l'acharnement à vouloir en diminuer le nombre.
Des classes surchagrées... Des universités d'où les enfants d'ouvriers seront encore exclus... Les nouveaux enseignants peu ou pas formés... La guerre idéologique menée contre les maternelles pour renvoyer, discrètement, les mères de familles aux fourneaux...
Je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée émue pour ces parents d'élèves et ces enseignants qui ont voté pour la Droite... Ils espéraient quoi d'autre ?
Septembre 2011... La manipulation politique est à son comble ! le cirque Barnum des primaires socialistes pour nous faire avaler que le bipartimes serait LA solution à la crise. Ah !!! le bipartisme... On voit sa redoutable efficacité aux Etats-Unis ou en Angleterre. Dans ces pays on a le choix entre le capitalisme sauvage et le capitalisme accompagné. Aurait-on oublié les subprimes des USA qui ont jeté à la rue des millions d'Américains ? Aurait-on oublié la casse des services publics britanniques : un système scolaire en lambeaux, une santé explosée, des trasnports en berne.
Septembre 2011... Certes, on pourra facilement oublier les caprices de la météo. Après la pluie, le beau temps, pas vrai ? Mais retenon bien les caprices des possédants, car c'est tous les jours que l'on va les subir. En 2012, il ne suffira pas de renvoyer Sarkozy dans les résidences princières de sa belle-famille et sur les yachts de ses amis milliardaires, comme veulent le faire croire nos amis socialistes. Il faudra inventer une nouvelle façon de faire de la politique. J'ai des idées là-dessus. On y reviendra, c'est sûr.

28.8.11

Au bonneteau, c'est toujours le même qui encaisse !

Prenez une pincée de riches parmi les riches, faîtes-leur signer une pétition réclamant à être taxés afin, prétendent-ils, de sortir de la crise du capitalisme. Et le tour est joué !
Nos médias, toujours à la pointe de la collaboration, alertent l'opinion : "Oyez, braves gens ! Les riches voudraient participer à l'effort national, mais on les en empêche !" Foutage de gueule taille XXL ! Fillon sort ses munitions, on allait voir ce que l'on allait voir !
Onze ridicules petits milliards à trouver pour sauver la France ! On croit rêver : comment ? c'est tout ? Rappelons au lecteur étourdi que 11 milliards, cela ne représente que le bénéfice que Total a prévu de redistribuer en 2011... Bref, la batterie de mesures est annoncée : tout le monde va payer, mais surtout, ça on connaît, les plus modestes (via la bouffe, via les loisirs et, plus cynique, via les mutelles). De nouvelles taxes sont mises en place pour des années durant.
Et les riches ? Ah, les riches... C'est les riches ! A eux tous, il ne vont cracher que 200 petits millions (et encore : pour deux ans seulement). Un broutille par rapport aux 2 millards qu'ils vont économiser chaque année, grâce à la suppression de l'impôt sur la fortune, votée par la Droite il y a quelques semaines.
La plupart du temps, c'est sur les trottoirs des quartiers sulfureux que l'on croise les joueurs de bonneteau, là où la vie vous a un petit parfum de clandestinité et de petits arrangements avec la règle et la morale... Ils parviennent, avec l'aide de quelques comparses, à attirer l'attention du chaland afin de créer le petit attroupement qui va les protéger des regards indiscrets et leur permettre de faire les poches des spectateurs, ces pauvres gogos tout à la fois remparts et victimes.
On a beau se croire plus malin que les autres, on pense "connaître le truc", on surveille attentivement le parcours de la bonne carte, mais non... On s'est, une fois de plus, fait avoir !
Ils ont le verbe haut, les geste habiles et les scrupules en berne. Pendant que les gogos sont ivres à force de boire les paroles soulantes de ces manipulateurs hors pairs, ils nous enfoncent encore un peu plus dans le brouillard.
Dans notre belle république, démocratique, et tout et tout, les joueurs de bonneteau sont au pouvoir. Ils s'appellent Sarkozy, Fillon et compagnie. Ils ont, malheureusement, quelques comparses sur leur aile presque à gauche, prêts à jouer, eux aussi, la carte de la rigueur, et à tordre la réalité pour qu'elle rentre dans leur schéma de conquête du pouvoir. Surveillons aussi ces menteurs-là !

13.3.11

Ouverture de la chasse !

Ça y est : la chasse est ouverte ! Non, les chasseurs n'ont pas encore le droit de tirer sur tout ce qui bouge. Il faut faire les choses dans l'ordre !
D'abord, début mars, on autorise la chasse aux sangliers. C'est vrai que leur surpopulation cause de réels dégâts aux agricultures et même dans les villes. Qui n'a pas été choqué de voir un sanglier patauger dans l'eau de shampooing d'un salon de coiffure cette semaine ? Ces bêtes là n'ont même plus peur de l'homme. Elles viennent le provoquer jusque chez lui. Mais il fallait attendre patiemment la fin de l'hiver, qu'ils sortent de leurs terriers protecteurs.

Puis, depuis ce week-end, la chasse est ouverte aux pauvres ! On peut enfin reprendre les expulsions locatives, cettre pratique barbare qui jette à la rue les plus démunis d'entre nous, sans souci des enfants, sans prendre de gants.
Une partie des ces pauvres parmi les pauvres fera le chemin inverse des sangliers, car c'est dans la forêt qu'on en trouve de plus en plus souvent, à se fabriquer des abris de fortune de bric et de broc, juste pour se donner l'impression d'avoir quelque chose sur la tête.
Les plus veinards trouveront des services sociaux efficaces, qui les relogeront dans des hôtels au prix exorbitants. Car la pauvreté rapporte aussi beaucoup d'argent aux charognards qui s'accomodent si bien de la détresse. La solidarité nationale paiera la facture, bien plus cher que ce qu'arait coûté le maintien dans les appartements de ces familles fragiles.
Ce qu'on refuserait pour des animaux, on le conçoit pour des êtres humains !
Tous les jours, on passe devant des tentes où survivent des familles, en pleine rue, le long du périphérique, sous les ponts ou dans les bois autour de nos villes... Certains s'entassent dans des bidonvilles ignobles, pour tenter de s'organiser un semblant de vie sociale.
Cette gangrène porte un nom, encore et toujours le même fléau qui détruit tout ce qui fait que l'on soit Homme : le capitalisme ! celui porté aux nues par les amis de Sarkozy ou de Le Pen, les deux facettes d'une même et hideuse idéologie.

Pourquoi, alors que ces mesures coûtent encore plus cher que le paiement des loyers, maintenir ce système moyen-âgeux ?
Car il permet d'entretenir le climat de peur qui, lui-même, autorise les vampires de l'immobilier à pratiquer des loyers insolents. La hantise de se retrouver dehors, avec sa famille désemparée, fait taire la révolte et se résigner à payer, payer et encore payer.

Et l'on voudrait que je trouve cela normal ? Que je considère que les seuls responsables sont les personnes, incapables de payer en temps et en heure des loyers insupportables ? Parmi ces familles à la rue, certaines ont un emploi, mais si peu et si mal payé que lorsqu'il faut choisir entre les courses pour nourir la famille et le loyer, le choix est vite fait... A part les charognards et leurs complices, bien nourris et étrangements silencieux sur cette honte, qui songerait à le leur reprocher ?

Ce qu'il faut, c'est inverser le sens des valeurs : mettre l'homme au coeur des préoccupations de la société et plus le remplissage des comptes en banquesde propriétaires, petits ou gros !
Ce qu'il faut, c'est refuser ce monde là !
Ce qu'il faut, c'est recenser le plus possible des expulsions prévues, pour les empêcher !
Ce qu'il faut, c'est s'unir sur la question du droit au logement décent pour tous !
Et, puisque nous sommes à quelques jours d'une élection locale, qui aura forcément un retentissement national, c'est battre à plate couture ceux qui représentent cet ordre établi dont les sociétés n'ont pas besoin.
Certains candidats aux cantonales, c'est mon cas, ont des propositions très claires sur le sujet. Ils méritent d'être soutenus.

3.3.11

L'obésité de la pensée !

Un des axes majeurs de la campagne que je mène actuellement est la lutte contre le populisme. Chaque jour confirme cette impérieuse nécessité !
Alors que sont annoncés ds profits records, que les dividendes des actionnaires flambent comme jamais, les sarkozystes prônent la suppression de l'Impôt sur la fortune... Alors que le pouvoir d'achat est rabougri pour la majorité des gens, J-C. Trichet prétend qu'augmenter les salaires serait la pire bêtise à faire...
Le populisme nous inocule chaque jour sa dose de poncifs, du style "c'est eux qui nous donnent du travail", comme si les actionnaires et les gros patrons ne s'engraissaient pas, justement, du travail des autres, tels des tiques avides du sang des chiens dociles. Tout ça au nom du "mérite" qu'auraient ces élites, qui travaillent, eux !
Les mêmes, qui se découvrent subitement défenseurs de la "valeur travail" mettent en place un système de transmission de patrimoine qui vise à exonérer les gros héritiers du seul besoin de travailler ! Pour faire avaler sa sauce périmée, ils prétextent des familles modestes qui ont économisé toute une vie pour acheter leur pavillon de banlieue, alors que des mesures pour ces personnes existent depuis belle lurette. Mais le président des riches en veut encore plus pour son clan !
Autre exemple. Les révolutions dans le monde arabe bouleversent l'ordre mondial. Au lieu de féliciter les peuples qui retrouvent le courage de jeter les dictateurs, complices de leur exploitation éhontée par un capitalisme aveugle, sarkozy en personne clame sa crainte d'une immigration massive et, CQFD, de l'insécurité qui en résultera à coup sûr !
Et, au cas où nous serions complètement crétins, il en rajoute sur les "racines chrétienne" qu'il faudrait retrouver face à la dangereuse montée de l'Islam... Pour la droite, il devient urgentissime d'organiser un grand débat sur la question...
Je n'ai pas souvenir que, malgré des millions de gens dans la rue, il ait été proposé un grand débat sur les retraites, sur la santé, sur le dépouillement de l'Ecole, sur la répartition des bénéfices des entreprises, sur le droit au logement... J'en passe...

Flatter les instincts les plus primaires, opposer les gens entre eux, mettre des fauxs problèmes sur les réalités pour empêcher d'ouvrir les yeux et d'oser exprimer des exigences de changement... Voilà le populisme à la manoeuvre. Et tout cela se retrouve parfaitement dans des camps politiques bien identifiés : l'UMP et le FN, les deux faces d'une même pièce ! Ce qui me semble plus dramatique pour la sérénité du débat citoyen, c'est que d'autres, dans le camp de la gauche, se lancent dans cette course aux idées toutes faites et se vautrent dans la fange populiste. L'un pour développer des thèses sécuritaires, l'autre pour rester muets devant la détresse des sans papiers, quand ce n'est pas renvoyer dos à dos toute la classe politique... Là aussi j'en passe...

Il est urgent d'arrêter le fast-food de la pensée (vite avalé, vite digéré !), car nos cerveaux prennent du ventre et ne seront bientôt plus assez souples et rapides pour réflechir... L'obésité de la pensée citoyenne nous guette !
Prenons le temps de chercher à comprendre ce qui se cache derrière un discours, ce que signifient les actes de tel ou tel, la manipulation dans un reportage d'apparence anodie.
Bien sûr, c'est plus difficle, mais a-t-on vraiment le choix ?
Pour ma part, j'en ai ras-le-bol d'être pris pour un blaireau par les médias et l'idéologie dominante !
Pas vous ?

16.2.11

La page Heuclin (suite et j'espère fin !)

J'aime la polémique, c'est sûr. Mais je voudrais ici en terminer une : la page Heuclin !
Dans ma déclaration de candidature aux cantonales de mars, sur deux pages bien fournies en argumentaires, seules trois lignes font polémique : celles où il est question de tourner la page Heuclin.
Je m'explique.
Tout le monde sait qu'avec Jacques Heuclin, nos relations étaient tumultueuses. Combien de coups tordus a-t-il fait ? Combien de fois m'a-t-il menacé de retirer ma délégation ? Combien de fois m'a-t-il convoqué ? Et pourtant nous nous respections mutuellement. Autant je l'ai vu humilier ses propres collègues socialistes, autant avec moi les débats étaient rudes, mais sans équivoque.
Je ne ferai pas le détail ici des reproches que je peux lui faire. Je préfère garder le souvenir de l'élu qui a accompagné le dynamisme de sa ville et des coups de coeurs surprenants dont il était parfois capable (par exemple offrir son écharpe de maire à la première des sans papiers parrainée) et oublier le climat sulfureux des affaires qui polluaient la vie politique locale.
A l'approche des précédentes municipales, j'avais clairement dit que je ne l'accompagnerai pas dans un second mandat, tant ses méthodes m'insupportaient. Deux mois avant son décès, j'avais dit à Monique Delessard que je la suivrais, elle, si elle conduisait la liste. Elle peut en témoigner.
Je ne confond pas le père et la fille.
Delphine est une femme que j'apprécie et avec qui je partage beaucoup de valeurs. Dans le cas qui nous occupe, j'ai effectivement une grosse amertume que son entourage réussisse à nous opposer. Pourquoi dans la presque totalité des cantons du département le Front de gauche a-t-il pu s'organsier et pas chez nous, alors que je tente de l'imposer depuis si longtemps (voir l'épisode du printemps de l'année dernière, où j'avais carrément proposé de baptiser notre groupe d'élus communsites et républicains : "groupe des élus du Front de gauche") ? Le 17 septembre très précisément, donc bien avant qu'elle perde sa délégation d'adjointe au maire, et deux mois avant sa démission du PS, nous lui avons proposé de faire candidature commune, justement sur nos valeurs partagées. Les porte-parole du PG ont refusé tout net, argumentant que le nom d'Heuclin, etc.
Or, je ne peux pas cautionner l'idée que l'on aille au tribunal pour faire annuler (à juste titre) le mariage d'un mort, pour ensuite quasi-présenter ce même mort aux élections. Ce que je reproche au PG, ce n'est pas son programme, c'est la stratégie qui, à mon avis, est d'un autre âge. Delphine vaut mieux que cela. Et Pontault-Combault aussi. Raison pour laquelle, il faut tourner cette page de notre histoire locale.
Et là, je souhaite mettre fin à cette polémique stérile qui fait s'opposer deux camps qui ont tant en commun.
Car il ne faudrait pas perdre de vue que notre réel ennemi commun, c'est Sarkozy et sa politique désatreuse pour les Français. Dans ces élections, l'UMP tentera de faire oublier les enjeux nationaux au prétexte des "réalités locales". Il nous faudra collectivement lui envoyer un message très net : dehors !
Et face au capitalisme, représenté chez nous par Monique Hauer, il ne suffira pas de la social-démocratie qui ne propose au mieux qu'un capitalisme moralisé, revisité, voire coopératif... De qui se moque-t-on ?
En clair, j'espère que le 20 mars les voix se porteront nombreuses et sur le nom de Delphine Heuclin et encore plus (évidemment !) sur celui d'Antoine Blocier, car l'addition des deux pourrait changer la donne pour notre ville et augurer de choses prometteuses pour l'avenir.

Soyons, les uns et les autres,
effrontément de gauche !

30.1.11

L'exemple viendrait-il de Tunis ?

Il n'est pire sourd que celui qui ne veut rien entendre...
Depuis des décennies, le PCF ou l'Humanité dénonçaient la dictature de Ben Ali, alertaient sur les droits de l'homme, sur la surexploitation de cette réserve de main d'oeuvre bon marché, etc, etc. Mais nous prêchions dans le désert ! Car tout, je dis bien TOUS, faisaient mine de ne rien (sa)voir.
Ils y sont tous allés, la droite bien sûr, mais aussi le PS qui n'avait de mots plus élogieux sur le régime au prétexte un peu tordu qu'en Tunisie, au moins, l'islamisme ne menaçait pas. Delanoé y passe toutes ses vacances (l'excuse d'y être né empêche-t-elle le regard critique sur un régime ?) Il n'y a pas deux ans, Strauss-Khan vantait les mérites de l'économie tunisienne... Sarkozy racontait les progrès réalisés dans la démocratie tunisienne... La presse n'avait d'yeux que pour le boum économique de ce tout petit El Dorado pour capitalistes avisés...

Or, un beau jour de janvier 2011, les Tunisiens se révoltent, ils en ont marre de vivre dans la terreur, du chômage, de la famine et de l'absence de perspectives d'avenir.
Et là, comme soudainement éblouis, il réalisent tous, je redis bien TOUS que Ben Ali était le bourreau de son peuple. Ce qui m'a fait le plus rire jaune, c'est la bande-annonce de l'émission "Envoyé spécial" titrant sur la dictature tunisienne... Une révélation !
La Tunise a été instrumentalisée au profit de la famille Ben Ali et des actionnaires des entreprises européennes. L'uniforme de l'armée du colonialisme économique portait le costume cravate et le quartier général se situait à la Bourse, mais cela reste du colonialisme...

Un peuple se libère... D'autres ont l'air de vouloir aussi leur part de liberté... Mais nous, petits Français bien au chaud, la tête dans l'édredon du prêt à penser, faisions comme si... nous étions des dizaines de milliers à profiter du tourisme bon marché à force de sous payer les Tunisiens... Aujourd'hui tout le monde se réveille, c'est pitoyable. Que n'avez-vous lu l'Humanité ces trente dernières années ? Que n'avez-vous écouté les militants du PCF qui exigeaient tant et plus pour la libération des prisonniers politiques,(à commencer par le journaliste Taoufk Ben Brick) ?

La Tunisie devrait servir d'exemple à plus d'un titre :
1 - il faut toujours se méfier de la presse et garder le recul nécessaire pour "comprendre" les informations diffusées.
2 - il y a des gens (partis, organisations, citoyens...) qui se battent pour des causes justes. Il faut savoir leur prêter l'oreille.
3 -Le peuple peut toujours et à tout moment se libérer du joug de l'oppresseur.
4 - ce qui est valable en Tunisie l'est aussi en France.

16.1.11

l'héritière

Aaaahh... La valeur travail ! Quel superbe détournement de sens... Au nom de cette belle idée, on libère les transmissions de patrimoine. Les grosses fortunes pourront se léguer sans entraves. Il faut désormais respecter la richesse accumulée, forcément par le fruit d'une vie de labeur...
Bon, OK, ils sont ultra-rarissimes ceux qui ont bâti une fortune colossale de leurs propres mains, car c'est du labeur des autres dont on parle, faut pas déconner ! Ces fameux autres qui ont trimé et sué pour des salaires de misère afin de rentabiliser le capital. A chaque baisse de salaire, à chaque plan social... Hop ! les cours remontent en bourse.
Et lorsque ce ne sont pas les ouvriers qui ont bossé, c'est le pognon... Ces gens-là font travailler leur argent. Si, si, si... Mais n'allez pas croire que les ouvriers ont disparu du système d'exploitation qui a fait la fortune des propriétaires, ils ont simplement changé d'endroit. Nous ne les voyons plus en bleu de travail dans nos rues proprettes, mais ils existent ailleurs, en Afrique, en Asie en Europe de l'Est... encore plus exploités.
Ce qu'ils ont dû en baver, ces pauvres actionnaires à pianoter sur leur calculette, à scruter les pages spécialisées des cours de la bourses, à passer des coups de téléphones pour lancer leurs OPA... C'est pour cela que ce dur labeur doit être respecté ! A leur mort, les enfants hériteront. C'est tout.
Or, ces héritiers, qu'ont-ils fait à part se donner le mal de naître ? Avec Sarkozy, ce n'est pas le travail que l'on respecte, c'est l'argent.

Et c'est pareil en politique... Je ne parle pas, évidemment, de ceux qui se sentent la responsabilité de poursuivre l'oeuvre politique de tel ou tel (ce sera l'"objet d'un prochain billet d'humeur), je veux traiter de ceux qui considèrent qu'un parti politique est une entreprise familiale, bâtie sur un nom !
Il en est de nombreux exemples, y compris dans les villes de moyenne importance ou, sans programme, sans passé, sans avoir rien fait que d'exister, on se sent pousser des ailes, simplement parce qu'on porte le nom de papa. C'est court comme programme, mais cela a déjà fait ses preuves.
Mais fi de ces gagne-petit, je veux parler ici de l'Héritière en chef !
Nos médias préférés nous le prédisaient depuis des lunes : la fille Le Pen hérite du poste de son facho paternel ! Mazette... Quel non-événement ! Le racisme sera-t-il moins virulent quand il sera porté par une crinière blonde ? Le capitalisme le plus échevelé sera-t-il moins cruel parce que défendu par une femme ? L'exclusion sera-t-elle plus douce dès lors que son égérie sera plus agréable sur les plateaux télé ? Les gars de la Marine organiseront-ils moins de ratonades ? Moins de chasses aux pédés ? Moins de saccages de camps de Rroms ?
Le FN restera le F-Haine. Point barre. L'utilité de ce parti c'est justement de détourner l'attention des vraies questions sur l'exploitation des peuples. C'est bien pourquoi, nos médias préférés surjouent la carte Marine. La presse, dont l'essentiel est l'instrument des riches propriétaires pour faire perdurer le système qui les rend riches, va continuer à organiser le nuage de fumée qui pique les yeux et empêche de voir la réalité du monde.

Pour hériter du pognon sans entrave, il faut parfois aussi hériter d'un patronyme, comme d'une sorte de label. Même s'il est nécessaire, partout, de tourner certaines pages pour enfin écrire un autre livre.

5.1.11

Mélenchon : rêve ou cauchemar de l'autre gauche ?

Dire qu'il y a quelques mois, je m'apprêtais à rejoindre les rangs du Parti de gauche, créé, géré et dirigé par le très médiatique Jean-Luc Mélenchon ! J'en suis revenu.
Militant au PCF depuis tant et tant, j'en avais plus que soupé de sa relative lourdeur, du grand écart entre les idéaux et la réalité de gestion... Puis, osons l'avouer, je me suis laissé séduire par le nouveau produit dont les médias faisaient la promo, justement parce qu'il les fustigeait, justement parce qu'il n'avait pas la langue de bois, justement car il me rappelait des attitudes "à la Marchais". Bref, j'adorais ce type... Et j'apprécie encore aujourd'hui son verbe, ses idées atypiques et ses propositions politiques.
Mais voilà, la réalité vient reprendre le dessus.
De plein d'endroits me remontent les difficultés sur le terrain avec un trop grand nombre de représentants du Parti de gauche. Que ce soit dans la gestion des exécutifs (par exemple, en Ile de France, le PG ne siège pas dans le groupe Front de gauche. Cherchez l'ereur) ou dans la menée d'actions publiques ou encore dans la préparation des cantonales à venir (pas d'accord dans le 93, gros problèmes dans le 94 et tensions dans le 77...) Ailleurs, vous me raconterez comment ça se passe !
Dans de nombreux endroits, les militants du PG sont issus du PS. La plupart l'ont quitté pour s'affirmer "plus à gauche" ou pour refuser les logiques internes, voire locales, de pouvoir. Force est de constater que, de ce point de vue, ils semblent en avoir garder tous les stigmates. A tel point qu'à Pontault-Combault, là où je vis, cela semble très compliqué de mener une alliance. Dès le mois de juin dernier, nous avons tenté de mener la bataille des retraites avec le PG. Cela n'a pas pu se faire. A la rentrée de septembre, rebelote : malgré les discours, impossible de mettre au point un tract ou une initiative en commun.
Pire, alors que dès avril dernier, mes camarades m'ont demandé de porter leurs couleurs pour les cantonales, nous avons proposé au PG local de mener cette bataille avec nous, en leur proposant la place de suppléant. Pour le moment, cela n'entre pas dans leur schéma. Ce que je trouve dommage, car nous partageons tant de valeurs humaines.
Mélenchon ne rate pas une occasion d'affirmer le plus grand bien qu'il pense des militants du PCF, alors que sur le terrain cela est tellement plus difficile. Je reste convaincu que Jean-Luc Mélenchon serait un excellent candidat du Front de gauche en 2012. Mais la preuve concrète de sa volonté de respect et de rassemblement de tous ceux qui souhaitent défendre une véritable conception de gauche des affaires de la cité, c'est d'abord au plan local que cela s'écrit. Si son objectif est de réaliser une belle OPA sur le parti fort et structuré qu'est le PCF, ce sera sans ses militants. Et sans moi, évidemment. Car même si mon parti est imparfait, il reste celui qui me donne le plus de gages contre le capitalisme.
Je ne désespère pas que le bon sens finisse par l'emporter. Si l'on ne peut s'entendre pour des actions, pour des luttes et pour des cantonales, comment serions nous crédibles pour porter un candidat commun pour mettre Sarkozy dehors dans un an ?