28.10.13

Jean-Luc Mélenchon est en colère !


Les coups de colère de Jean-Luc Mélenchon sont parfois homériques, parfois caustiques, parfois graves… Mais rarement sans fondement.
Mais tout arrive. Même le pire !
Pour avoir été l’un des initiateurs de l’appel de 120 auteurs de polars à voter pour Mélenchon en 2012, je ne pense pas être suspecté « d’anti Mélenchon primaire ». Mais il faut que je donne mon point de vue. Lequel, comme à l’accoutumée, n’engage que moi.
Jean-Luc dit haut et fort ce que bien des militants (y compris PS) pensent tout bas. Soit !
Son regard est aiguisé, d’où une analyse très souvent pertinente… Mais, à force de vociférer sur tout, ses coups de gueules vont finir par lasser. Les médias se chargent déjà de l’habiller du costume du « Le Pen de gauche ». Un comble pour celui qui a osé aller l’affronter sur place ! Moi-même, qui suis plutôt adepte du parler vrai, même si cela en chatouille quelques uns, je trouve qu’au bout d’un moment ça fait beaucoup.
Et ses coups de gueule, mon ami Jean-Luc les adresse en ce moment aux militants des villes qui auraient pour projet de s’allier avec le PS lors de municipales de 2014.
Son principal argument tourne autour de l’idée que la politique de Hollande est désastreuse et doit être combattue, à tous les échelons et qu’il faut « punir Hollande »… (Ce sont ses mots).
Bien évidemment, je partage son point de vue sur la politique conduite actuellement et les cruelles désillusions qui vont avec.
Mais pour ce qui est de « punir », je trouve que c’est un peu fort de café !
En effet, qui serait « puni », si les élus du Front de gauche, et singulièrement les communistes (dont les compétences sont reconnues dans les municipalités) sont absents des Conseils municipaux ? Ni François Hollande, ni le patronat, mais les habitants des villes.
Si nous pouvons nous en passer si facilement, c’est que nous n’estimons pas très « utile » notre présence dans les municipalités d’union.  L’expérience prouve le contraire. La plupart du temps, les élus communistes apportent un regard singulier sur le logement social, sur la politique sociale, sur la culture, sur l’éducation, sur la façon de faire la ville, etc.

Alors, on cède aux injonctions de Mélenchon ou l’on décide au cas par cas ?
Si c’est pour faire de la figuration et ne pas peser dans le débat… Je suis contre les accords avec le PS !
Mais si, là où c’est possible, nous pouvons passer des accords avec le PS et avec les Verts, sans y perdre notre âme, sur la base de valeurs humaines claires et d’objectifs sociaux ambitieux… Je suis pour !
Si, avec certains socialistes, nous nous entendons pour être des remparts face à la crise, y compris lorsqu’elle est gérée au niveau national par le PS… Je suis pour !
Si nous sommes respectés numériquement (ex. 18 % pour le Front de Gauche et 35 % pour le PS lors des scrutins locaux, signifie 1/3 de la liste et des responsabilités pour le Front de gauche)… Je suis pour !
Si, dans nos engagements de gestions les choses sont claires sur les réelles possibilités d’influer sur les contenus de la politique locale, et n’être pas que des supplétifs lors des votes… Je suis pour !

Je ne veux pas diaboliser les militants socialistes dans leur ensemble. Il en est qui sont de véritables citoyens de gauche. Il en est qui sont autant en colère que nous des dérives du gouvernement. Il est des maires qui démissionnent du PS… Bref, il en est avec qui on peut avancer.
Ce n’est pas partout le cas, loin s’en faut, mais là où c’est possible, tentons d’y parvenir.


Et, là où ce ne sera pas possible, parce que le PS local croit encore, malgré le bilan de son gouvernement, qu’il peut se présenter tout seul devant les électeurs… Alors laissons-les se planter et porter cette responsabilité mortifère.

22.10.13

Manuel Valls : salopard ou bon petit soldat ?

Bon, on sait que Manuel Valls est un arriviste de la première heure. A tel point que les socialistes d’Argenteuil en avaient pris ombrage… D'où
le parachutage à Evry, soit l’opposé de la région Ile de France.
Est-il réellement raciste, xénophobe, anti-Roms ? Ce qui pourrait être mis au compte de l’imprégnation idéologique de sa belle famille. Le ministre étant, en effet, marié à une violoniste roumaine et l’on sait la haine terrible et séculaire qu’ont les Roumains lambda contre les Roms…
Ou alors, est-il en service commandé… A dire vrai, cette version me convient mieux.
Déjà en son temps, François Mitterrand avait instrumentalisé le FN avec deux objectifs : faire se détourner les votes populaires du PCF et permettre le maintien de moult candidats PS, grâce à des triangulaires un peu partout dans le pays.
Aujourd’hui François Hollande semble jouer la même carte. Sinon, comment expliquer une telle trahison de ses engagements humanistes (pour ne parler que de ces trahisons-là, car la liste est bien longues). Sur les sans papiers, il était plutôt ouvert à des régularisations importantes. Sur les Roms, il s’était engagé auprès des associations à des mesures qui étaient à l’opposé de ce qu’il donne comme consigne à son ministre…
Le principe du bouc émissaire (les Roms aujourd’hui, les arabes dans les années 60, les juifs avant guerre, etc.) permet de détourner l’attention des vrais problèmes. Hollande et ses acolytes cassent les retraites, confortent les patrons et les actionnaires, laissent filer les prix, saccagent le droit à la santé, ne parviennent pas à endiguer le chômage, se bornent à déplorer les fermetures d’entreprises sur tout le territoire, etc… Alors les Roms, d’un coup, deviennent le problème essentiel de la République.
Personne, aucun élu, d’aucun bord politique ne « réclame » la venue de familles Roms dans sa ville. Mais une fois qu’ils sont là, parce qu’on a détruit leurs pauvres baraques ailleurs, on en fait quoi ? On les euthanasie ? Je viens de lire qu’à Brie-Comte-Robert (à côté de chez moi, dans le 77), on vient de créer un équipement pour héberger les chats errants ! Mais pour des familles (avec des enfants, parfois des bébés) on peut se permettre de saccager leur habitat et les fragiliser encore plus en les jetant sur les routes ! Avouez qu’il y a de quoi s’énerver.
Alors que les exemples sont nombreux de réussites d’intégration de ces familles dans beaucoup de villes de France, on continue de mettre à l’index tout un peuple, non pour ce qu’il fait (et qui parfois est justiciable et condamnable), mais pour ce qu’il est. Je ne le supporte pas.
En France, les Roms sont des dizaines de milliers et ce depuis des siècles, ils sont fondus dans la société, ont des métiers, vivent en harmonie avec leurs voisins. Ce dont on parle, ce qui met le gouvernement, soudain bougrement légaliste, dans tous ses émois, ce sont les Roms des rues. Les pauvres, quoi…
Souvenons-nous qu’à un moment de notre histoire personnelle, on est tous des enfants d’immigrés… Nous sommes tous le Rom de quelqu’un…
Quand les Le Pen et leurs complices seront parvenus à leurs fins avec les Roms, de qui se sera le tour ?
Pour conclure, un petit texte du pasteur Niemoller, arrêté en 1937 et transféré à Dachau en 1941. Il reste bougrement d’actualité.
« Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rein dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus cherchés les juifs,
Je n’ai pas protesté, je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques
Je n’ai pas protesté je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus pour me chercher.

Il n’y avait plus personne pour protester. »

9.10.13

Manuel Valls est vraiment un salopard.

En France, on a l’indignation sélective.
On est capable de retarder la construction d’une bibliothèque parce que 2 hirondelles viennent nicher quelques semaines par an au même endroit… Pour édifier un centre commercial, on déplace une marre de plusieurs centaines de mètres pour permettre aux batraciens de patauger en paix… On détourne le tracé d’une autoroute pour protéger une plante devenue rare… Etc. Personne ne trouve à redire des millions ainsi dépensés.
Chaque début d’été, on nous fait pleurer (avec raison) sur les animaux abandonnés sur la route des vacances. Chaque période de noël, on soutient les oies et les canards gavés pour notre égoïste plaisir gourmand… La charte européenne des droits des animaux précise les amendes et les peines de prison que l’on risque si l’on maltraite des animaux. Récemment Michel Drucker s’est élevé contre le sort des chiens dans les rues de Roumanie. Il y a quelques années, en pleine guerre du Kosovo, Brigitte Bardot avait affrété des camions entiers de nourriture pour animaux, alors que des humains mourraient sous les bombes et tout aussi affamés que leurs animaux de compagnie.
Citons un article sur les atteintes aux droits les plus élémentaires des animaux de basse cour : « impossibilité de courir, de jouer, de construire un nid, de prendre soin de leur petit, de se prélasser au soleil, de vivre dans la dignité… » Ne riez pas, tout est vrai !

Les animaux sont bien mieux considérés que les Roms.
Des cabanes de fortunes détruites à coup de bulldozer, des centaines de familles jetées sur les routes après avoir tout perdu, des enfants qui n’iront plus à l’école et ne seront plus suivis médicalement… tout ça ne semble pas indigner la majorité des Français.
Entendue dimanche dernier sur le marché, une femme venue se plaindre que les poubelles des immeubles étaient sorties dès le samedi… Alors, avec tous ces Roms qui viennent fouiller dedans ! Ce qui ennuyait la dame n’était pas que des êtres humains soient contraints de faire les poubelles, mais que c’était pas propre dans sa rue !
Il faut voir comment les groupes chassés ici, se regroupent là. On les voit sur les endroits délaissés, au bord des routes, dans les interstices des grands échangeurs autoroutiers, là où sa pue, là où ça pollue, la où il est dangereux de poser un pied… Leurs baraques de bric et de broc nous font horreur. Ils mendient, ils récupèrent. L’hiver, ils se serrent pour avoir moins froid. Ils mangent quant ils peuvent. Alors que des milliards circulent, on ne saurait pas « intégrer » quelques milliers de citoyens européens ? Quand ils jouent du violon, c’est folklorique, sympathique. On les appelle d’ailleurs les Tziganes, c’est tellement plus romantique. Mais quand il s’agit de faire peur dans les chaumières, de trouver un bouc émissaire à tous nos maux, on les appelle les Roms. Ce sont les mêmes, mais selon comment vous souhaitez les instrumentaliser, ils changent de nom.
Heureusement, Manuel Valls est là pour nous rappeler que ces humains-là valent moins que son caniche.
Jadis, on parlait des bidonvilles comme un échec de la société. Aujourd’hui, on dit « campements illégaux », ce qui ramène à la criminalisation de la pauvreté. Comme si les bidonvilles étaient légaux !
Un projet de loi vient de tomber : interdiction de mendier avec des enfants ! Savent-ils, ces beaux penseurs, que les mères nourrissent au sein le plus longtemps possible leurs enfants, afin de s’assurer de la qualité nutritive et sanitaire ? Non, bien sûr. Une petite chatte qui allaite, c’est touchant. Une femme rom, c’est insupportable.
Selon une formule populaire « Quand on n’aime pas les animaux, on n’aime pas les hommes »… Mais quand on n’aime pas les hommes à cause de leur couleur, de leur origine, de leur mode de vie… J’ai tendance à penser qu’on ne s’aime pas soi-même.

Rassurons-nous, Je pense que Manuel Valls aime les animaux.  Comme les nazis aimaient leurs chiens.

1.10.13

Un salopard nommé Valls


Je pensais que le rôle du ministre de l’Intérieur était de veiller aux conditions du bien vivre ensemble sur le territoire, dans la sérénité. J’étais à mille lieues d’imaginer que sa fonction était de créer des tensions entre les communautés, d’opposer les uns aux autres…
Selon lui, des personnes n’auraient pas vocation à rester en France, du simple fait d’un style de vie différent du « nôtre », voire d’une origine intrinsèquement incapable d’intégration. J’ignorais qu’il y avait une sorte de norme à respecter !
Ainsi, selon le dogme partagé entre Le Pen et Valls, on peut jeter l’opprobre sur des populations du seul fait de ce qu’ils sont. Les Maliens ou les Portugais ont tendance à se regrouper dans les mêmes villes. J’en connais même qui, après des années sur le territoire, ne parlent toujours pas français. N’est-ce pas la preuve d’une incapacité à s’intégrer ?

Prenons un exemple (au hasard ?) : les Catalans.
Les modes de vie des Catalans sont différents des nôtres.
Ils sont prétentieux au-delà de tout, pensant qu’ils valent mieux que le reste de l’Espagne (raison pour laquelle ils revendiquent leur autonomie).
Ils sont égoïstes (autre raison pour laquelle ils revendiquent leur autonomie).
Ils sont rétrogrades car, malgré les avancées de la science, ils demeurent très superstitieux et dévots.
Ils organisent de grandes processions avec, parfois, des costumes façon Ku Klux Klan.
Ils mettent des décennies pour terminer une cathédrale, ils sont donc fainéants.
Le football les rend fous Comme tous les fanatiques, ils sont dangereux pour la société.
Ils sortent tard le soir, comme tous les rôdeurs en quête d’un sale coup à perpétrer.
Ils cuisinent gras.
Ils parlent fort.
Lorsqu’ils émigrent dans notre beau pays, pourtant si accueillant, ils se regroupent par famille, par village, ouvrent des bars et des boites de nuit « typiques », forment des associations communautaires… Preuve que la majorité d’entre eux ne souhaitent pas s’intégrer à la société française !
Certains affirment avoir quitté l’Espagne pour fuir le franquisme, mais n’on demandé leur naturalisation que 7 ans après la mort de Franco (N’est-ce pas, M. Valls ?). Ils avaient donc vocation à retourner au pays. Ce sont des menteurs.
Bref, poursuivons la logique Valls : les Catalans n’ont pas vocation à rester en France. Manuel Valls est Catalan. Donc, Manuel Valls doit quitter le territoire. CQFD.
Ça, c’est pour l’aspect « ils ne sont pas comme nous ». On dirait du Le Pen pur jus.
Voyez comme c'est facile d'utiliser des dérives individuelles et les ethniciser, afin de « prouver » que tout un peuple mérite d’être rejeté.

De plus, cet étrange ministre exige l’expulsion de ceux qui ne respectent pas nos lois. Pour le coup, je serai plutôt d’accord. J’ai d’ailleurs un dossier à proposer, celui de Manuel Valls.
En effet, voici un type qui refuse d’appliquer la loi et les directives interministérielles. Celle d’août 2012, relative à l’évacuation des camps roms, est foulée au pied sans scrupule et de façon ignoble envers autrui… Tiens, c’est exactement la définition de Salopard.


19.9.13

Stockholm... Version Hollande !



On parle du syndrome de Stockholm lorsque des otages finissent par développer une certaine sympathie, voire une sincère compréhension, avec leurs ravisseurs.
Et c’est bien ce qui arrive au gouvernement français dans son ensemble et au Président Hollande en particulier.
Voici des gens qui pourfendaient les méfaits du capitalisme : argent-roi, repli sur soi, pillage des richesses naturelles, exploitation éhontée des salariés, guerres, inégalités, concurrence entre les peuples, mal logement, chômage…
Mais voilà… A fréquenter de si près et depuis si longtemps les porte-parole du capitalisme, ils ne souhaitent même plus l’éradiquer, mais seulement l’humaniser (sic).
Pire, ils lui trouvent aujourd’hui toutes les excuses, reportent leur rage sur les peuples les plus fragiles, déclarent la mise à mort de la Grèce, subventionnent grassement les patrons et ponctionnent lourdement les petites gens, obéissent au doigt et à l’œil du MEDEF mais n’écoutent pas les gens dans la rue…
Ils bavent devant les grands patrons, mais crachent sur ceux qui défendent leurs droits.
Désormais, pour eux, la seule alternative c’est encore plus de capitalisme. Or, même repeint en rose, le capitalisme n’est pas la solution, c’est le problème.
Et les voici, aujourd’hui, à la tête de l’Etat, à renier une par une les promesses qui les ont amenés au pouvoir. La retraite, la santé, l’emploi, la pression fiscale, l’environnement… Rien ne résiste à leur rouleau compresseur. Pas sûr que Sarkozy aurait fait mieux.
Le grand capital peut dormir sur ses deux oreilles.
Et comme il le fait depuis que le monde est monde, il nous enfume avec des boucs émissaires : des pays indignes (Grèce, Espagne, Portugal…), des peuples nuisibles (hier les Juifs, aujourd’hui les Roms), des politiciens corrompus et/ou immoraux (DSK, Cahuzac), des magouilleurs de haute volée (Madoff aux USA, Kerviel chez nous).

Le Capital prend tout le monde en otage. Ce serait un grand malheur si nous succombions tous au syndrome de Stockholm. Heureusement, comme aux plus sombres heures de l’histoire, il y en a qui résistent et s’organisent. 

5.9.13

Lettre à Anouk.


Que tu es jolie.
Sur cette photo, tu n’as pas une heure et déjà tu nous regardes droit dans les yeux, l’air de demander : quel monde m’avez-vous préparé ?
Je pourrais lâchement profiter de ta provisoire naïveté pour te dire que c’est formidable ; que dès ta sortie de la maternité, tu pourras apprécier la qualité de la ville préservée de toute pollution ; qu’il n’y aura aucun mendiant au premier carrefour venu ; que ta place en crèche est réservée car la société se préoccupe du bien être de tous ; qu’à l’école ce sera merveilleux d’apprendre de belles choses, dans des classes à taille humaine et avec des enseignants bien préparés ; que le racisme est éradiqué ; que la guerre est impossible ; que tout le monde a les moyens de vivre décemment, car les richesses sont équitablement réparties…
Mais bon, tes parents te confirmeront que je suis meilleur pour les romans réalistes que pour les contes de fées. Même si j’y crois encore et toujours.

Après des années et des années passées à militer pour l’édification d’un monde plus juste, je pensais être légitimement en droit de prendre un peu le large… Avec la satisfaction d’avoir fait le nécessaire pour que ta mère et ta tante deviennent les belles personnes qu’elles sont aujourd’hui, je pensais pouvoir passer aux autres le flambeau de la lutte.

Mais te voilà, et tout est bousculé !  Plus question de laisser tomber, il y a un autre monde possible que celui de la barbarie, de l’égoïsme et de la haine. Malgré l’âpreté du combat, je me dois de poursuivre le travail engagé depuis plus de quarante ans. Je te le dois, Anouk ma jolie.

Je veux te voir sourire, je veux te voir heureuse… Je sais que tes parents vont assurer. Mais leur amour ne suffira pas. Pour toi et pour tous les autres enfants, il y a encore besoin que tout le monde se mobilise. Y compris les papys.

8.6.13

Les idées d'extrême droite ont encore tué !



Clément Méric avait 19 ans.
Il est mort, roué de coups par un groupe de fascistes.
Si les coupables directs sont, certes, des individus qui devront répondre de leurs actes, en réalité, à notre niveau, nous sommes tous responsables de ce drame.
Tous ?
Eh bien oui : tous !
Je commencerais par les médias, évidemment, qui passent un temps considérable à dédiaboliser le Front National et rendre banales et anodines leurs idées d’exclusion et de haine. Comme si toutes les idées se valaient !
Ensuite, il y a les politiciens.
Ceux de Droite qui font mine de s’offusquer qu’on les associe au FN, et pourtant… qui instille les thèses les plus réactionnaires : anti mariage gay, islamophobes, anti pauvres, xénophobes ? Qui a créé un ministère de l’identité nationale ? Qui s’acharne contre le droit à l’avortement ? Qui revendique le retour de la peine de mort ? FN et UMP n’ont pas la même carte dans la poche, mais ils sont bel et bien les deux faces d’une même idée.
Ceux du Parti Socialiste. Pour avoir instrumentalisé le FN déjà du temps de Mitterrand (après des années de dénégations, les artisans de cette mise en avant de l’extrême droite l’avouent enfin !). Le PS qui semblent avoir réalisé de troublantes tractations dans le Vaucluse, laissant élire la petite Le Pen contre un siège de député PS ailleurs.
Et aujourd’hui, voir Manuel Valls pérorer au journal de 20 h que l’extrême droite est dangereuse, quand on sait comment il traite les Roms, les gens du voyage, les pauvres et les syndicalistes… Ses propos font le lit de tarés assassins qui, au bout d’un moment, croient que l’exclusion est un mode de pensée « normal ». 
Parfois même, ce sont les habitants des villes voisines que l’on considère comme des envahisseurs à refouler aux frontières du territoire local.
J’en ai tout autant au service de mes amis, et de moi-même parfois, de laisser dire dans les repas de familles, les pires débilités sur les races, sur les différences, sur la « morale », sur les fonctionnaires… au nom de je ne sais quelle « liberté d’expression », ou encore que « il n’y a pas de fumée sans feu », ou encore « ce peuple est ceci, cette catégorie sociale est cela », ou encore « laisse-le dire, c’est un con »… Ou encore, qui n’a pas reçu via Internet ce genre de stupidités sans réagir ?.. N’empêche, tout ça se dit, s’écrit, se pense. Et conduit parfois à la mort.

Car la violence des gens d’extrême droite est toujours tournée contre des êtres humains, parce qu’ils sont différents : juifs, arabes, noirs, homosexuels, roms, communistes, etc. Jamais contre le système et ses symboles. Le Capital sait bien diviser pour régner. Et ça durera tant qu'il y aura des médias et des politiciens collabos.
Les stratégies politiques qui valident les thèses d’exclusion, tout comme nos petites lâchetés quotidiennes, conduisent à ne plus 
« faire société » et à légitimer le chacun pour soi, le repli et l’exclusion. 
Relisons « Matin brun » un tout petit bouquin qui montre comment d’une lâcheté à un renoncement, on en arrive à la mort d’un jeune type.
Il est grand temps que l’on se reprenne collectivement. Que l’on surveille notre langage, que l’on surveille le langage des autres, que nos attitudes soient conformes aux valeurs humaines que nous sommes censés défendre.


26.5.13

Victimes de la mode !

Le monde ne tourne pas rond.
Ici, dans notre occident auquel nous sommes si fiers d'appartenir, être victime de la mode (écrire plutôt fashion victime pour être dans le coup), c'est dépenser sans compter pour ce qui est de plus neuf, de plus tendance, de plus à la mode...
Et il n'y a pas que chez les bourgeoises bon chic bon genre que la maladie fait rage. Chez les petits aussi on traque l'article nouveau, le tee-shirt qui saura nous mettre en valeur, le pantalon bien coupé ou le polo qu'il faut à tous prix porter cet été.

Après avoir détruit totalement notre industrie textile, les grands propriétaires des filatures et les marchands de vêtements sont toujours là, eux, et vendent encore et encore. Ils courent le monde à la recherche des coûts de production le plus bas possible.
Le Bangladesh est devenu le deuxième pays exportateur de textile, juste derrière la Chine et son milliard et demi d'habitants. Les gens y sont exploités comme on n'imagine pas, des journées de 10 à 14 heures de travail, six jours sur sept minimum, le tout pour des salaires de misère qui ne leur permettent pas de vivre décemment de leur labeur. de leur esclavage ?
Comble du cynisme, les immeubles sont édifiés en dehors de toutes normes de sécurité et parfois s'écroulent. plus de 1.200 morts dans l'effondrement du Rana Plazza, près de Dakha. Et je n'évoque pas la pollution due aux produits chimiques déversés après usage dans les ateliers du cuir, et des nombreuses maladies graves qu'ils entraînent... Je ne parle pas non plus des compresseurs haute densité qui vieillissent nos jean artificiellement, tout en perforant les poumons des pauvres gars qui respirent et avalent en permanence des particules abrasives.
On rogne sur tout : la sécurité, l'hygiène, les salaires... Pas sur les dividendes.
La mode à petit prix coûte cher en vies humaines et nous avons tous un peu de ce sang sur nos vêtements. Et pas seulement ceux de Monoprix, Carrefour, Leclerc et autres enseignes à coûts relativement abordables... Car H et M, Benetton, Zara, et consors font sortir leurs collections de ces ateliers de la honte. Pendant ce temps, leurs cours de bourses sautent au plafond.
C'est aussi ça le capitalisme.
Il y a quelques années, un scandale sur la fabrication de ballons de foot d'une grande marque "respectable", mais usinés par des enfants, avait contraint à créer un label favorisant l'achat éthique. Les marques signataires s'interdisaient, notamment, d'utiliser des enfants pour fabriquer ballons et chaussures...
Après le drame de ces dernières semaines, les marques incriminées, celles qu'on appelle les "donneurs d'ordres", rejettent la responsabilité sur les intermédiaires et les entreprises sur place... Entendez ça, les amis : ces gros businessmen ne seraient pas au courant ! Pourtant, eux, si prompts à afficher des comptes d'exploitation, à expliquer pourquoi la baisse du coût du travail ici servirait l'économie nationale... Bref, des experts, ne se seraient jamais étonné de trouver sur le marché des vêtements à 3 euros pièces, livrés en France ?!!!

Refusons les bonus incroyables que s'octroient les actionnaires, afin de pouvoir accepter de payer convenablement le prix du travail des autres.
C'est vraiment une autre façon de penser le monde et la place des hommes dans la société qu'il faut réinventer.
Pour qu'il n'y ait plus d'autres victimes de la mode.
Des victimes dont la chair et le sang nous éclabousseront pour longtemps si l'on continue de laisser faire le "marché".

16.5.13

Y'en a marre d'avoir raison !

Depuis combien de temps, avec mes amis du Front de gauche notamment, dis-je tout le mal que je pense des politiques d'austérité ?
Pourtant, je ne suis pas économiste... Simplement un citoyen qui se préoccupe de l'évolution de la société, un citoyen qui observe les dégâts de ce qui se passe ailleurs, un citoyen qui écoute, lit et d'informe ailleurs que dans les grandes messes du 20 heures, pour ne plus gober ce que les médias nous servent.
Malgré les accrocs à mon amour propre, j'aurais aimé m'être trompé, j'aurais préféré que les amis socialistes aient eu raison et que leurs moyens pour lutter contre la crise soient efficaces...
Mais non ! C'est tout le contraire qui se déroule devant les yeux ébahis des électeurs de François Hollande. Dont moi.

Pour dire la vérité, je n'avais pas un gros stock de confiance. Je savais bien que ce serait compliqué (et pas seulement à cause du bilan désastreux du sarkozisme), tant il n'est pas dans la nature du PS de chahuter l'ordre établi.
Au prétexte du "sérieux budgétaire", argument développé sans rire par le gouvernement, on laisse à penser que, tout compte fait, les thèses de la droite étaient valable. La preuve ?
Hollande promettait de ne pas signer le pacte européen... il le signe ! Emmanuelli (classé à gauche du PS) tonitruait sur le scandale que serait le recul de l'âge de la retraite... Aujourd'hui, il chante que, puisqu'on vit plus vieux, etc ! Montebourg gagnait ses 17 % à la primaire socialiste sur la promesse qu'aucune entreprise ne fermerait... voyez Fralib, Florange, Métaleurop, Goodyear, ¨Peugeot et aujourd'hui Doux et bien d'autres! La finance était l'ennemie... Les banques et les actionnaires sont surprotégés ! On devait lutter contre les licenciements boursiers... On vote l'ANI, la loi dictée mot par mot par le patronat !
Je continue ? Pas la peine !

Que ce soit difficile, dans le contexte de crise internationale, on peut l'admettre. Mais que l'on utilise les mêmes mots, les mêmes méthodes, pour les mêmes résultats que la droite, non !

Et l'on voudrait que l'on reste sage, que l'on accepte son triste sort sans broncher, sans exprimer sa colère, bref que l'on ne s'énerve pas (sinon, on file en taule, Manuel Valls y veillera)... Et l'on ne supporte pas que des responsables politiques haussent le ton...
Au lieu de critiquer la façon de parler et les diatribes de Mélenchon, tentons au moins d'écouter son analyse et ce qu'il propose. 
Mais pour ça, il faut se mettre dans le crâne, une bonne fois pour toute, qu'il ne suffit pas de peindre en rose le capitalisme pour l'humaniser. Au contraire, il faut résolument changer de système. Et donc de référentiel de pensée. L'avènement de la VIème République serait déjà un bon début.

10.4.13

L'affaire Cahuzac et la gauche

Voilà un scandale qui tombe à pic ! Il permet de sous-entendre que Droite et gauche se serait pareil et qu'en plus, les élus seraient, par principe, sujets à caution. D'où cette débauche de gesticulations pour noyer le poisson à grand coups de "moralisation de la vie politique"...
Cette lamentable affaire m'interpelle, en fait, sur la notion de Gauche.
Car être de gauche, ce n'est pas seulement être honnête et ne pas mentir aux représentants du peuple.
Que des gens de gauche soient riches, la belle affaire ! S'ils sont fait fortune à la force de leur travail et/o de leur talent...
Ce qui est insupportable, ce sont les héritiers, qui n'ont rien fait d'autre que naître... Ce sont les actionnaires et les boursicoteurs, qui espèrent des licenciements pour accroître leur capital.. ce sont ceux qui planquent leur pognon à l'étranger pour échapper à la solidarité nationale... Et qu'ils s'appellent Johnny Halliday, Gérard Depardieu, Jean-marie Le Pen ou Jérôme Cahuzac, c'est du pareil au même.
La liste serait longue et fastidieuse des tous les profiteurs du système. Car c'est bien là qu'il faut trouver l'argent qui manque pour faire fonctionner le pays correctement, pas dans les poches de ceux qui n'ont presque rien. Et tant pis si certains parmisles plus démunis d'entre nous s'arrangent avec les règles, si c'est pour nourrir leur famille.
Souvenons-nous, il y a quelques semaines à peine, éclatait le scandale de la viande de cheval transformée en boeuf. Qu'a-t-on appris à cette occasion ? Que pour accroître les profits, certains se permettaient de mettre n'importe quoi dans les aliments, malgré les étiquetages et les contrôles divers... Puis aussi que des traders,sans jamais avoir vu de près ou de loin ces tonnes de viande, se les ont achetées, vendues, rachetées et revendues... S'octroyant au passage et à chaque fois, de solide marges. Encore une fois l'Argent roi menait la dans, mais c'est le Capitalisme qui organise le bal.
Faire des affaires, quels qu'en soit le prix humain ou environnemental, et gagner encore et toujours plus seraient devenus l'Alpha et l'Omega de notre civilisation !
Le Capitalisme et son corolaire l'Argent roi, est le seul et unique responsable de ces situations ubuesques. Car, contrairement à ce que j'entends notamment du côté de mes amis socialistes, ce ne sont pas des dérives. C'est le système lui-même !
N'en déplaise aux adeptes de la social-démocratie, la gauche ne se limite pas à quelques propositions sociétales, fussent-elles essentielles. C'est bien du côté des rapports de production et de la répartition des richesses qu'il faut creuser. Un exploité et un chômeurs seront toujours à la fois victimes et otages du libéralisme. Et même s'ils soient homos et mariés.
La seule façon durable de permettre aux peuples de s'en sortir est, bel et bien, de rompre avec ce système, de militer pour l'instauration d'une société qui replace l'être humain au ceur de toutes réfléxions politiques, sociales et économiques.Et tous els discours sur la morale et les différents habillages pour rendre plus présentable le liméralisme n'y feront rien.
Margaret Thatcher est morte. Profitons-en pour brûler tout ce qu'elle symbolise !

25.3.13

Mariage, Manif pour tous et Instrumentalisation des enfants !

Que vocifèrent donc ces hordes de défenseurs d'une conception hyper-rétro de la famille ? Qu'avoir deux parents de même sexe, ne permettrait pas aux enfants de se forger une identité sexuelle "normale"... Moi, qui suis d'une intelligence très moyenne, je leur pose la question : Léonard de Vinci et tant d'autres homosexuels depuis, ont pourtant bénéficié d'une image parentale exactement comme ils la préconisent : un père, une mère et le gosse au milieu. Comment se fait-il qu'ils aient opté pour une sexualité différente ?

Ce qui se profile, en fait, dans ce débat sur le mariage des homos et leur droit à l'adoption, c'est le retour de la "norme".
Or, la norme c'est aussi deux parents qui aiment leurs enfants. Pourquoi y en a-t-il encore qui tabassent, qui délaissent ou qui s'en foutent ?
La norme, c'est aussi du travail pour élever dignement ses enfants. Or le chômage explose... La norme, c'est des conditions de logements décentes pour les familles et donc pour les enfants. Pourquoi y a-t-il encore tant de mal logés ? Pourquoi l'Eglise refuse-t-elle de mettre ses nombreuses propriétés à disposition ?

En fait, l'enfant a bon dos. On s'en sert au gré des circonstances. Et pas seulement pour tenter de freiner l'évolution des moeurs. En économie, aussi, les gosses c'est bien commode.
Le droit à le retraite ? Pensez à ce que nous allons laissé à nos enfants... La baisse du temps de travail ? Pensez à nos enfants... Des salaires et des conditions de travail dignes ? Pensez à nos enfants... Une meilleure sécurité sociale... etc, etc.
Mais il n'est dit nulle part que pour financer des crèches, des écoles, pour former et recruter des enseignants, pour assurer un minimum de suivi médical pour nos chers enfants, ce sont les adultes qui paient tout ça. Et même les retraités, les chômeurs, les malades... Sans compter que parfois ils sont aussi étrangers !

Que des enfants dorment dans nos rues... Que des enfants de pauvres servent de banques d'organes pour la progéniture des plus fortunés... Ques des enfants crèvent de faim dans le Tiers monde... Que des enfants soient exploités (et pas que sexuellement)... Ça fend le coeur le temps du journal de 20 heures. Mais le dimanche des élections, on a tout oublié et l'on continue de voter pour des modèles de société qui produisent ces scandales. Pour justifier notre lâcheté, on met en avant la responsabilité des parents, ces incapables, ces bons à rien, ces profiteurs... Rarement on ne s'indigne sur ce que nous faisons (ou sur ce que nous ne faisons pas) à titre individuel, pour enrayer ces situations d'un autre âge.
Mais c'est là sans doute, le fruit d'une réflexion trop enfantine.
Admettez, toutefois, qu'elle est hors norme.
Je vous laisse juge.

17.3.13

HABEMUS PAPAM !

"Un nouveau pape est appelé à régner... Araignée... Quel drôle de nom pour un pape ! Pourquoi pas libellule ou papillon ?" questionnait Jacques Prévert.
Mais non, comme toute star du showbiz qui se respecte, il a pris un pseudo : François. Et un surnom : le pape normal qui se préoccupe des pauvres.
En bon mécréant, je me suis donc passionné pour l'élection au troisème tour du souverain de la chrétienté. Avais-je le choix ? Pas vraiment, car dans ce que je pensais être une république laïque, aux relations bien cadrées depuis 1905 avec les différents dieux du catalogue, on en a bouffé des prime time et des directs, au 7 h, au 13 h et au 20 heures de toutes les chaînes... Y compris les chaînes publiques. Une mise en scène au quart de poil, du grand spectacle pour faire rêver les naïfs.
Fumée noire, fumée noire, fumée blanche : élection dans un fauteuil, pour celui qui se réclame de François d'Assise. Logique.
Son souci des pauvres ? Une posture, une scène de la Divine comédie. En témoinge son rejet catégorique de l'avortement et même de la contraception. Et l'on sait bien que ce sont justement les petites gens qui sont contraintes d'y avoir recours... En témoigne sa minuscule opposition sous la dictature argentine...
Vivre modestement ne signifie pas lutter contre la pauvreté. Dénoncer le capitalisme tout en refusant son soutien aux militants anticapitalistes est d'un parfait cynisme. Il serait Ministre de l'Intérieur (et des cultes), sûr qu'il enverrait les CRS contre les manifestants.
L'Eglise ayant toujours été du côté des possédants, prétendre en direct du Vatican qu'elle doit désormais être pauvre au service des pauvres est une fumisterie. Ou alors, il se passe quelque chose qui m'aurait échappé depuis mes lointaines années de catéchisme. 
Allons, un Pape normal, qui va s'attaquer à la finance au profit des humbles ? On m'a déjà fait le coup. Et les miracles, je n'y crois pas.
Dans les semaines à venir, nous ferons sans doute plus amples connaissances avec ce Monseigneur à la prière cardinale : "Au nom du pèse, du fric et du bénéfice... Amène !"
(Je sais, celle-là, elle est facile, mais je l'adore depuis que j'ai une dizaine d'années, alors je la recycle de temps en temps). 

27.2.13

LABORIEUSE GESTATION

Après neuf mois d'attente, il est légitime de prendre des nouvelles du bébé, non ? Si.
Remarquez que j'ai été patient, histoire de ne pas tirer à boulets rouges (forcément) sur la nouvelle majorité sans lui laisser une chance de réussir.
Donc, de quoi a donc accouché la montagne socialiste, qui souvenons-nous, a les mains archi-libres pour bosser : Président de la République, Gouvernement sans cocos (ce qui doit rassurer la finance), Majorité absolue à l'Assemblée pour voter les lois qui iraient bien et, surtout, un soutien quasi inconditionnel du peuple de Fance pour mettre en oeuvre le "changement, c'est maintenant" tant Sarkozy l'avait fait souffrir ?
Réponse : d'une souris ! et encore, d'un sourcideau, tant sont minuscules les avancées et encore longues à venir les véritables mesures pour changer la vie.
Usons donc notre droit d'inventaire. A la Prévert, bien sûr !
La loi contre les licenciements boursiers ? Oubliée.
L'arrêt des fermetures d'usines ? Si quelqu'un voit autre chose que les gesticulations de Montebourg, qu'il me fasse signe.
La hausse des salaires ? Pour les patrons du CAC 40 ça continue d'aller bien, pour les autres... vérifier votre bulletin de paye.
Revalorisation du SMIC ? les concernés ont grassement été augmentés de 7 centimes de l'heure.
Réduction du chômage ? Les chiffres viennent de tomber : + 40.000 à pointer le mois dernier. Record battu depuis 15 ans !!!
droit de vote des étrangers ? Repoussé aux calendes grecques, parce que les Français n'y seraient pas favorables, or année après année, les sondages disent l'exact contraire.
Réforme des rythmes scolaires ? Visez le capharnaüm d'un projet mal ficelé, troussé à la va comme je te pousse... Or, le sujet est essentiel et mérite mieux que ça.

Allez, on continue à se faire du mal ? Droit au logement ? Priorité Jeunesse ? avec les annonces récentes on frise le ridicule.

Eh ! Oh ! Blocier ? Il n'y aurait pas des choses qui auraient avancé ? Si, mais si peu.
Mariage pour tous ? Bon boulot du ministre et de la majorité de gauche à l'Assemblée.
Augmentation des tranches d'imposition pour les plus riches ? Ça avance doucement, mais bon...
Droit à la santé ? Timides propositions çà et là. Soyons magnanimes et donnons encore du temps...
Loi contre le cumul des mandats ? Ça cause, ça cause, mais ça bloque devant l'hostilité des cadors du PS comme de l'UMP, d'ailleurs.

Et comme, décidément, bon prince, je vais en rester là pour ce retour en blogosphère... Mais soyez certains que je ne vais rien lâcher ! Il y a tellement de sujets à se mettre sous la dent, tant au niveau national qu'au plan local, qu'on va bien se marrer dans l'année qui vient. Ou, au contraire, bien pleurer.
Rassurez-vous, chers lecteurs internautes, j'ai toujours autant la niaque pour lutter contre la droite et son extrême. Ils y auront droit aussi.

Alors ? Donneur de leçons le Blocier 2013 ? Et pourquoi pas !

26.3.12

Sarkozy, la girouette majuscule !

Notre pauvre Président est aux abois. Fini le yacht de Bolloré, le Titanic UMP prend eau de toute part. Alors, tel un naufragé du Radeau de la Méduse, le voici qui cherche désespéremment à se raccrocher au plus petit espoir de survie. Quitte à dire tout et son contraire !
Voici quelques exemples, chacun peut faire son propre complément.
Jadis, Sarkozy promettait le bouclier fiscal pour éviter l'exil de ses amis rupins, aujourd'hui il veut les taxer !
Jadis il créait toutes sortes de niches fiscales pour que les entreprises échappent à la moindre des solidarités républicaine : payer l'impôt, aujourd'hui il prétend ponctionner le CAC 40 !
Jadis, la Taxe Tobin (sur les transaction financières) était à vomir, aujourd'hui il l'exige, même si la France est la seule dans ce cas !
Jadis, il défendait mordicus que le traité de Schengen nous "protégeait" de l'immigration clandestine, aujourd'hui il l'accuse d'en être responsable !
Jadis, le vote des étrangers lui semblait une avancée citoyenne, aujourd'hui c'est un non sens !
Jadis, les communistes étaient des vampires, le couteau toujours entre les dents, aujourd'hui ils sont des rêveurs, naïfs et nostalgiques !
Jadis, le Traité Européen portait l'espoir du renouveau du continent, les électeurs du NON lui étaient insupportables, aujourd'hui, il nous drague sans honte !
Jadis, les réferendums étaient un obstacle pour faire avancer le pays, aujourd'hui il en promet sur tout et n'importe quoi (sauf sur l'essentiel, bien entendu) !
Si tout va bien, dans un mois, on pourra effectivement parler de Sarkozy au passé. Ça nous fera un bien fou !
On dit que ce n'est pas la girouette qui change de sens, mais le vent... Il ferait bien de se méfier, notre Président, car effectivement le vent tourne. Il est porté par une espérance profonde qu'un autre monde est possible, que l'Humain prime enfin sur la course au pognon.
Petite brise il y a quelques mois, le vent de la révolte c'est renforcé, il porte avec femeté son candidat : Jean-Luc Mélenchon.

17.3.12

LA GROSSE RECUP'

Les commentateurs politiques (qui se prennent un peu trop souvent pour notre conscience) avaient décrété que le tour était joué d'avance : le débat ne devait porter que sur les recettes pour accommoder l'austérité, et il n'y aurait que deux candidats "crédibles", brutal et arrogant pour l'un, timoré et modeste pour l'autre...
Mais voici que dans ce jeu de quilles bien propret, surgit un chien fou qui dégomme tout ce bel ordonnancement : Jean-Luc Mélenchon, porté par le Front de gauche !
Ce qu'on appelle, parfois avec condescendance et mépris, le "bons sens populaire" commence à mieux cerner qui est vraiment du côté des humbles, des salariés, des humanistes et de tous ceux qui croient plus en l'Homme qu'en la main invisible du capital. Les idées et des valeurs du Front de gauche font mouche, car elles collent à ce à quoi les gens aspirent. A tel point que la grosse récupération tous azimuts est lancée.
Hollande : tout d'abord hostile au retour de la retraite à 60 ans (au nom d'un pseudo réalisme économique) fait un pas en se disant d'accord pour 60 ans à ceux qui ont les années de cotisations... C'est un bon début, mais peut mieux faire.
Sarkozy, pourtant connu comme le président des riches et dont le comité de soutien et le carnet d'adresses sont bourrés de fuyards fiscaux, promet lundi dernier qu'il les taxerait désormais comme s'ils habitaient en France... C'est pas possible, ce type lit l'Humanité, qui titrait en gros trois jours avant une déclaration de Mélenchon "On va vous faire payer" !
Le pire c'est quand l'agence Reuter's (une des officines où se fournissent en infos les journalistes qui n'ont pas le temps d'enquêter enx-mêmes) affirme que d'après un sondage IFOP, 70 % des Français se disent favorables à cette mesure (taxation des évadés fiscaux) annoncée par SArkozy lundi soir... Alors que le sondage questionnait expressément "êtes-vous d'accord avec la proposition de JL Mélenchon de taxer... etc".
Hollande, de nouveau, qui propose de faire supprimer la notion de race de la constitution. Bien belle idée à laquelle je souscris, mais qui vient du député communiste Michel Vaxès. C'était il y a dix ans déjà !
La moindre des honnêteté serait d'avouer où l'on puise les bonnes idées.

On le voit tous les jours : les propostions qui replacent l'humain au coeur de la réflexion politique reprennent du poil de la bête. C'est bien pourquoi, je nous invite les uns et les autres à ne rien lâcher sur les valeurs. Car, visiblement, plus notre voix est forte et la montée dans les sondagfes inexorable, plus les autres candidats sont obligés d'en tenir compte.
Emploi, pouvoir d'achat, logement, santé, éducation, culture, environnement, pacifisme... Il y a tant de bastilles à reprendre...
Pour y parvenir, le 22 avril, un seul choix possible : Jean-Luc Mélenchon.

4.3.12

Les auteurs de Polar avec Mélenchon !

La pétition des auteurs de polar pour Jean-Luc Mélenchon rencontre un certain succès. En moins de trois semaines plus de 80 signatures ont été recueillies : une belle brochette d'auteurs reconnus, voire même primés lors de salons et festivals. Un certain nombre d'auteurs attendent que la campagne soit plus avancée pour se prononcer, mais d'ores et déjà, cela fait du buzz dans le landerneau littéraire !
Ininitée par Roger Martin, soutenue par votre serviteur, abritée par Francis Mizio sur son site "Tata rapporteuse", centralisée par Gérard Streiff, popularisée sur facebook par Michel Embareck, chroniquée dans l'Humanité par Christian Rauth... Cette démarche partagée rencontre un bel écho.

Et maintenant, le texte de l'appel :
Renvoyer l'actuel président de la République et la majorité qui le soutient à l'occasion des élections de 2012 est une urgence absolue.
Cependant, l'expérience vécue dans le passé dans notre propre pays et d'autres en cours dans divers pays européens, montrent qu'il ne suffit pas de chasser la droite du pouvoir pour que soit menée une politique réellement alternative, visant à unetransformation sociale profonde pour davantage d'égalité, de justice et de liberté.
Il faut pour cela partager les richesses sur une base nouvelle, en finir avec la précarité et l'insécurité sociale, reprendre le pouvoir indûment confisqué par la finance et les banques, aller vers une planification écologique et des choix énergétiques contrôlés par les citoyens, redonner du sens au travail et produire autrement en mettant l'accent sur ce qui est durable en redonnant toute sa place à l'Humain avec sa part de rêve, construire une autre Europe, dans le cadre d'une mondialisation tournée vers la coopération et la paix, fair vivre une république où le peuple exerce le pouvoir pour de bon.
On ne pourra y parvenir qu'en mobilisant l'ensemble des forces vives de la société, surles lieux de travail, dans les espaces publics, en se nourrissant de l'expérience que chacun-e s'est forgée des manières de résiste à l'injustice.
Le programme et la pratique politique du Front de gauche et de son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, ont d'ores et déjà créé une dynamique nouvelle. Elle redonne corps à l'espoir d'une société et de rapports humains fondés sur la solidarité et la coopération.
Notre domaine, c'est celui du genre policier, du roman noir. Dans nos livres, à notre façon, nous témoignons de l'état du monde, d'une société malade du fric et du profit, de l'asservissement des petits au crédo des chantres du libéralisme. C'est bien parce que le roman noir a toujours été une littérature de dénonciation et de combat, que nos maîtres s'appellent Jack London, Dashielle Hammett ou B. Traven, que nous nous engageons aujourd'hui, résolumentn en disant haut et fort :

Pour nous, c'est le Front de gauche,
Pour nous, c'est Jean-Luc Mélenchon

Les premiers signataires :
Roger Martin, Gérard Streiff, Maxime Vivas, Pierre Lemaître, Antoine Blocier, José Noce, Max Obione, Jeanne Desaubry, Michel Embareck, Cédric Fabre, Frédéric Bertin-Denis, Christian Rauth, Fancis Mizio, Jacques Mondoloni, Jérôme Zolma, Claude Soloy, Philippe Masselot, Christian Robin, Maclo, Jean-Pierre Orsi, Jean-Paul Ceccaldi, Claudine Aubrun, Jean-Pierre Petit, Rocardo Montserrat, Patrick Amand, Francis Pornon, Jérôme Leroy, Serguei Dounovetz, Margot D. Marguerite, Yves Bulteau, Roland Sadaune, Jean-Paul Jody, Jean-Jacques Reboux, Nadine Monfils, Gilles Del Pappas, Pierre d'Ovidio, Alain Vince, Hervé Le Corre, Jan Thirion, Pierre Filoche, Jacques Bullot, Hugo Buan, Laurent Martin, René Merle, François Guilbert, Frédéric Prilleux, Xavier-Marie Bonnot, Sophie Loubière, Michel Maisonneuve, Maxime Gillio, Marcus Malte, Jack Chaboud, Baru, Geneviève Dumaine, Christian Roux, Mario Absentès-Morisi, Pierre Mikaïloff, Sébastien Gendron, Nicole Barromé, Marie Vindy, Harold J-Benjamin, John Marcus, Eric Neirynck, Gilles Verdet, Lalie WAlker, Jean-Pierre Perrin, Renaud Mahic, Olivier Thiébaut, Frédérick Houdaer, François Cortéggiani (scénariste BD), Jean-Pierre Andrevon, Serge Dufoulon, Thierry Reboud, Pierre Domengès, Chantal Montellier, Lilan Barthelot, Pierre Debesson, André Fortin, Roger Facon, Caryl Ferey, Romain Slocombe, Sébastien Doubinsky, Maurice Gouiran, Patrick Raynal...

Cette première liste grossit très régulièrement, si vous souhaitez suivre sa progression, il vou suffit d'aller surfer sur le site "Tata rapporteuse", qui tient les comptes (presque à jour).

25.2.12

Choisis ton camp, Camarade Hollande !

Nous passerons rapidement sur le scoop totalement crétin de F. Hollande à la presse anglaise... Ainsi, la finance n'aurait pas à s'inquiéter de son arrivée à la tête de l'Etat, car il n'y aurait plus de communistes en France, ou si peu...
S'agit-il d'un rêve éveillé ou une simple ânerie ? Je vous propse deux indications.
La première : devant la finance, F. Hollande se couchera comme avant lui Jospin (rappelez-vous sa maxime d'alors "Contre l'économique, le gouvernement ne peut rien"). Mieux, maintenant, Hollande précise clairement que la City n'a vraiment rien à craindre de la gauche au pouvoir, car lorsqu'elle l'a été, elle avait (je le cite toujours) : libéralisé l'économie, ouvert les marchés à la finance et aux privatisations... Et d'ajouter qu'il ne redemanderait pas de renégociation totale du traité Sarkozy/Merkel, puis qu'il ferait ratifier ledit traité sans le soumettre au reféredum... Ce qui serait après tout normal de la part d'un fervent partisant du Oui au traité constitutionnel européen (que 55 % de Français avaient rejeté) si quelques années après sa mise en oeuvre, les dégâts pointés par les partisans du Non ne s'étaient révélés exacts... Si Hollande et le PS restent dans le dogme libéral, sans tenir compte de la réalité vécue par des millions d'Européens, il n'y a rien à attendre d'eux !
Ces propos à la presse anglaise sont absolument contraires à ce qu'il scandait avec force et passion lors de son meeting au Bourget.
Or, ou l'on est au service de la finance internationale, ou l'on est à celui du peuple. Car les intérêts de la première sont résolument opposés aux intérêts du second (voir ce qui se passe en Grèce). Choisis ton camp, Camarade Hollande !

Seconde indication : Sans un vote Front de Gauche en général et Communiste en particulier, la finance dictera ses choix. Comme avant ! L'interview de Hollande montre clairement que la gauche ne s'attaquera aux marchés, aux actionnaires rapaces, aux banques voraces, à l'exploitation éhontée des peuples... bref, au capitalisme, que si son aile gauche est suffisament puissante pour imposer d'autres visions du monde.
Il m'avait pourtant semblé qu'au PS, les lignes bougeaient, que certains commençaient à condamner le capitalisme, alors que la majorité d'entre eux se contentent de vouloir le rendre plus humain !
L'actualité de la semaine vient opportunément donner de l'eau à mon moulin : grace au Parti socialiste, l'assemblée nationale a adopté le "Mécanisme Européen de Stabilité". Cette nouvelle arme du libéralisme n'est pas que technique, c'est la mise en place, froide et sans une once d'humanité, de ce qui s'est mis en place en Grèce : si les peuples veulent du soutien, il leur faudra obéir aux instructions des banques et abandonner leur autonomie à la commission européenne (qui n'est pas élue) et aux banquiers de la BCE et du FMI... Un comble lorsque, comme F. Hollande, on prétend lutte contre les marchés !

S'asbtenir sur cette question est non seulement lâche, mais en dit long sur les réelles intentions du candidat Hollande de changer la vie en profondeur. Je me dois de féliciter la vingtaine de députés socialistes qui ojnt osé voter contre cette loi inique.
Choisis ton camp, Camarade Hollande !

En conclusion, le comportement de Hollande vise à rassurer les franges pseudo-centristes et les électeurs de droite décus par leur poulain d'avant... Mais s'il croit que la simple "discipline républicaine" va suffire pour gagner nos voix au second tour, il se trompe gravement.

Si l'objectif premier du scrutin du 22 avril est de débarasser la France de Sarkozy, de ses amis du Fouquet's et de ses sbires du FN, ce n'est certainement pas pour se retrouver avec des politiques Canada Dry : ça ressemble à de la gauche, ça a l'allure de la gauche, mais ce n'est pas de la gauche !

Peut-on, enfin, espérer ne pas avoir à se contenter du "moins pire" et opter pour le "mieux" ?
Pour s'en assurer et donner à la gauche les moyens politiques et populaires de ses ambitions, un seul vote possible : Jean-Luc Mélenchon dès le 1er tour !

15.2.12

Pas de Le Pen aux élections ?




Quels suspens... quelle insupportable tension... Paraitrait que Le Pen n'aurait pas ses signatures pour se présenter aux Présidentielles ? On nous bourre le mou avec ce buzz à deux balles, car tout le monde sait bien qu'elle y sera. Et si, par bonheur, elle n'y était pas, ce sera tant mieux ! Je ne vais pas faire semblant de m'offusquer.


Je m'explique. On ne peut pas pérorer à longeur d'antennes (y compris à l'UMP) que le FN est un danger pour la démocratie et pleurer à l'éventualité de son absence du scrutin.


Elle manque de signatures car ce n'est pas anonyme ? Allons bon ! Si ses idées et ses valeurs sont respectables, pourquoi ne pas les soutenir ? D'autant qu'il parait (toujours selon les sondages étudiés pour) qu'un électeur sur trois serait tenté de voter pour elle... En vérité, les élus rechignent à laisser se présenter une candidate dont l'objectif premier est de mettre toute sa haine au service du capitalisme, de façon encore plus brutale que l'actuel président, c'est dire !


Au nom de la démocratie, on devrait laisser les sbires du FN pavaner tranquillement ? C'est oublier un peu vite ce qu'ils ont fait de la démocratie (justement) dans les villes qu'ils ont eu à gérer, c'est faire l'impasse sur les suppressions d'actions socailes pour les plus démunis, c'est taire la censure sur la culture, etc...


On nous balance à tire-larigot que les électeurs FN seraient principalement des ouvriers, transfuges du PCF. Quel baratin ! Outre qu'il y a toujours eu un vote ouvrier de droite, il n'y a qu'à lire les sondages (encore eux ?) : au cas où Le Pen ne soit pas candidate, ceux qui se partageraient ses voix sont surtout Sarkozy et Bayrou, un petit peu Hollande et quasi rien pour Mélenchon... Alors cessons, une bonne fois pour toute, de clamer que le FN est le défenseur des modestes, des petits et des pauvres. Qui les a vu, ne serait-ce qu'une fois, dans une manif pour la retraite, pour les salaires, pour les droits sociaux ? Personne. Et pour cause, il sont le deuxième cheval de l'écurie du grand capital.

Que les électeurs fachos se rassurent : si leur pouliche ne se présente pas sur la ligne de départ, le bourin Sarkozy les représentera dignement.

2.11.11

Le fric, la droite et les referundums

Tel la limace moyenne, Papandréou (1er ministre socialiste grec) est plus habitué à ramper en bavant devant les forces du fric mondialisé qu'à défendre les intérêts des Grecs.
Mais, félicitons-le de s'engager sur la voie d'un referundum pour demander aux Grecs ce qu'ils pensent de la saignée dont ils sont victimes et de la façon dont il a (ou pas) géré la question ! Ok, il aura fallu que les Grecs soient exsangues, qu'ils plient sous les restrictions et les sacrifices, qu'ils soient en grève quasi permanente, qu'ils manifestent dans toutes les villes du berceau de la démocratie... pour qu'ils se réveille enfin !
Or, voilà que nos donneurs de leçons de démocratie s'étranglent qu'un dirigeant veuille consulter son peuple... Les Sarkozy, Merkel, Berlusconi, Zapatero et consorts, les actionnaires des banques en ont le souffle coupé... Les bourses s'éffondrent... C'est la crise dans la crise.
Avoir à ce point la trouille de la voix du peuple, c'est gravissime... Est-ce que ce monde est sérieux ?
Déjà Sarkozy et ses maîtres à penser (la finance multinationale) nous avaient joué le même mauvais tour de cochon avec le Traité Constitutionnel Européen. Souvenez-vous, les Français l'avaient massivement rejeté. Qu'à cela ne tienne, Sarkozy l'a fait passer autrement, avec quelques troublantes complicités de gauche et en évitant sagement les Français.
Il faut bien avouer que ces gens ont une sainte horreur du peuple. Ils ne gouvernent pas pour les peuples, mais contre les peuples. La seule idée que les citoyens puissent participer aux décisions qui concernent leur quotidien, les révulsent... Des fois que les peuples, s'instruisent de leur propre vécu et de l'expérience des pays voisins pour rejeter, d'un même élan, les dictatures qui leur en ont tant fait baver ces dernières décennies.
Les soulèvements populaires et la prise du pouvoir par les peuples, ce ne doit être valable que dans les pays arabes.
Ce monde est définitivement barjot. Il faut en changer de toute urgence.

30.9.11

Primaires socialistes... Une dernière et après, j'arrête !

Le concours de miss auquel on assite avec les 6 prétendants au trône est pitoyable du point de vue de la démocratie.
La fin du règne sarkozyste est proche. Les ténors du PS s'y croient déjà et, il faut bien le dire, il y a de fortes probabilités que ce soit le cas. Alors pourquoi bouder le plaisir de mettre dehors la bande du Fouquet's à la porte ?
Premièrement, parce qu'ils trompent le peuple !
Pour accéder au pouvoir, ils jouent des coudes : un peu de feinte indignation sur les inégalités pour caresser leur flanc gauche, un peu de discours réactionnaire pour rassurer la frange droite déçue par leur gouvernement (thèses sécuritaires, propos ahurissants sur l'immigration, etc.), mais ils sont globalement tous d'accord pour la poursuite des critères de Maastricht, avec les désastres que l'on sait, d'accord sur la règle d'or qui figera dans le marbre l'austérité pour les plus modestes, d'accord pour dire qu'il faut rester raisonnables dans nos exigences, d'accord pour nepas changer de société, mais de la maquiller au mieux... J'en passe et pas des meilleures.
Ils cultivent l'idée d'alternance, alors que c'est bien d'une réelle alternative dont notre pays a besoin. La nuance est de taille.
Secondement, parce qu'ils signent la fin des partis politiques !
La crise de la gauche, n'est pas une question de leadership ou de gueule de l'emploi, mais bel et bien un problème de projet politique.
En juin, ils nous affirmaient mettre enplace le projet socialiste, rien que le projet socialiste, mais tout le projet socialiste... Quand on les entend aujourd'hui, on est surtout saisi par leur grand écart. On voit mal comment Valls (qui veut augment les impôts) se ralliera à Montebourg ; comment Hollande, qui parle de créer des postes d'enseignants, suivrait Royal qui leur promet des militaires (dont tout le monde imagine les compétences éducatives !)...
Leur attrape-couillons transforme les militants en simples colleurs d'affiches et en rabatteurs de jeux du cirque pour leurs poulains respectifs. Ils ne sont plus des adhérents, rassemblés pour définir un projet de société. En mettant au pinacle la posture présidentialiste et l'idée de l'homme providentiel, la plupart du temps préfabriqué par les sondages d'opinion, ils en oublient l'avertissement d'un de leur plus illustre mentor, Mendès-France : "Choisir un homme sur la seule base de son talent, de ses mérites, de son prestige ou de son habilité électorale, c'est une abdication de la part du peuple, une renonciation à commander lui-même, c'est une régression..."
Leur vrai-faux débat est fait de "Je, je, je... de Moi, moi, moi..." jamais de nous !
Troisièmement, parce qu'ils permettront à la droite de revenir aux affaires !
Le ras-le-bol de Sarkozy a bon dos et ne peut pas suffire pour faire une politique.
Leurs primaires ont au moins un avantage : mettre en évidence que rien ne changera pour la grande majorité des Français. Tant leurs propositions sont à des années-lumière des besoins les plus essentiels. Elles s'appuient essentiellement sur l'opinion dominante, laquelle est lourdement formatée par l'idéologie du même nom.
Le désespoir d'un quotidien de plus en plus dur pour les familles modestes produit deux options. La première : casser les codes, faire payer les riches et les banquiers, redistribuer les richesses.. En un mot : changer de société !.. La seconde : ne pas se risquer à trop espérer, garder le peu que l'on a, tant les médias nous inoculent l'idée qu'avec la concurrence internationale, il n'estpas possible de changer le monde !
Leurs prétextes pour ne pas aller au bout de la logique de transformation sont prévisibles, car ils nousles servent régulièrement : pseudo-réalisme, attitude "raisonnable" vis à vis de l'économie, ne pas choquer l'électeur moyen, etc...
Alors, on fait quoi ?
B'abord, on refuse de se rendre aux primaires. Manquerait plus que ça d'être pris en otage de ce plébiscite de la pensée unique ! Marre du syndrome de l'homme providentiel : souvenez-vous d'Obama... Rien !
Ensuite, on incite nos concitoyens à peser sur le débat. Marre de cette confiscation de la parole ! Ecoutons les gens, tentons de comprendre la réalité de leur quotidien, entendons leurs propositions pour vivre mieux...
Enfin, on tire à gauche le plus possible, pour la transformation sociale qui replace l'homme au coeur de la réflexion politique. Marre de l'idéologie du moins pire !