5.4.09

Une soirée pour dire ses colères !

La soirée des colères, c'est se réapproprier la politique entre citoyens. C'est remettre à la mode le débat et la confrontation des idées, le tout sans le filtre déformant des médias.
Enfin les partis de gauche du secteur se soumettent au débat public ! Il y aura des représentants du Parti Communiste Français, du Parti Socialiste, du Parti de Gauche et des Verts et du Parti Ouvrier Indépendant. Chacun ayant sur la situation et sur les solutions pour en sortir des propostions et des pratiques différentes.
Les thèmes cette année sont à la fois multiples et terriblement imbriqués les uns dans les autres.
La crise financière mondiale.
Certains des participants prônent une moralisation du capitalisme, d'autres sa suppession pure et simple. Or, on voit le gouvernement faire de l'esbrouffe, pondre des décrets qui ne servent qu'à maintenir l'ordre établi.
les luttes sociales et syndicales actuelles.
Presque tous ces partis sont présents dans les manifs, mais quelques-uns n'y sont ils pas par opportunisme pour se refaire une relative virginité, alors même qu'ils acommodent le système à chaque fois qu'ils sont au pouvoir ?
l'exemple Antillais.
Après des semaines de lutte acharnée, nos amis Antillais ont obtenu un certain nombre d'avancées salariales et sociales. Le fait que les patrons ne mettent que très peu de leurs poches et que l'essentiel vienne de l'Etat, est-ce normal ? Leur exemple est-il transférable en métropole ?
l'Europe dont nous avons besoin.
A deux mois de l'élection Européenne, un débat clair est nécessaire. Parmi nos invités à cette soirée, tous de gauche, le PS et les Verts ont été résolument pour le traité européen proposé par Giscard et que les Français ont largement rejeté. Récemment, les Verts se sont trouvé des points communs avec Balladur et son projet de réforme... Le PCF et JL Mélanchon (qui n'avait pas encore créé le Parti de gauche), ont été les fers de lance de la bataille pour le Non.

Quatre sujets qui méritent de s'arrêter un instant...
Bien sûr, une soirée pour dire ses colères, c'est peu, mais dans ce monde de léthargie politique où les salariés en arrivent à kidnapper leurs patrons, tellement ils sont à bout, dans cette société où les médias truquent et manipulent, cet échange de proximité est salutaire.

Il est urgent que gens de gauche clarifient leurs positions, il est urgent que les salariés ouvrent les yeux et cessent de se laisser abuser, il est urgent que les patrons et les actionnaires rendent ce qu'ils possèdent et a été créé pr d'autres... Il est urgent que la peur chage de camp !

Soirée des colères
mercreid 8 avril - 20 heures
salle Jacques Brel de Pontault-Combault

22.2.09

Faire évoluer le capitalisme ?

Pas un jour sans que notre Président et sa cour ne nous assène cette pseudo vérité première : il faut faire évoluer le capitalisme !
Comme si ce système étai le seul et qu'il fallait juste une petite réorientation par-ci par-là. Comme un malade atteint par une grippe un peu plus importante que la précédente, sans plus... Du coup on le traite comme tel : perfusion aux banques et caisson d'oxygène aux actionnaires, mais toujours aux peuples d'avaler la pilule.
Car, malgré la crise et les rodomontades moralistes de Sako-le-démago, les entreprises annoncent des bénéfices stupéfiants : 14 milliards d'euros pour Total (dont seulement 2 % iront aux salariés de par le monde), 7 milliards pour Arcelor-Mittal à se partager entre actionnaires alors que l'on ferme pour un an un haut fourneau de Gandrange... Mais, pas de panique : Sarko indemnisera à 70 % le chomâge technique. Un fois encore l'Etat vole au secours des patrons....
La Société générale ? Malgré Kerviel et les subprimes, elle annonce tout de même 2 milliards de bénéfice... Et Loréal, qui dégraisse afin de revenir à un taux de profit à 2 chiffres ?! La place me manque pour lister tous ces scandales immoraux.

Ce qui se passe actuellement aux Antilles est éclairant. Les gens en ont marre de vivoter chichement quand les déjà grosses forunes des îles continuent de s'engraisser sur leur dos. La vie est chère, les salaires modestes, le chômage à plus de 20 %, l'avenir bouché pour les jeunes... Et que propose l'Etat ? Non pas d'augmenter les salaires de manière durable... Non pas d'exiger une baisse des prix liés à ce qu'ils appellent là-bas la "profitation"... Faudrait tout de même pas écorner les marges ahurissantes que s'octroient les békés propriétaires de tout et qui sont si généreux avec le parti du Président... Il propose une aumône et une table ronde ! La table des travailleurs peut bien être ronde ou rectangle, s'il n'y a rien dans les assiettes...

Antilles et Métropole ont le même ennemi : le capitalisme. C'est ce système qui organise l'injustice, qui broie des vies et écrase les rêves. C'est ce système qui valide les effets du colonialisme, qui a beson des inégalités pour durer et qui sanctifie le patronat de droit divin. C'est ce système qui fait l'argent roi et la valeur travail (comme dit l'autre) la pire excroquerie qui soit.
Le capitalisme est le cancer généralisé de nos sociétés. Il ne faut pas "le faire évoluer", mais l'erradiquer. Il ne faut pas lui donner une chance de nous entourlouper une fois de plus par un tour de passe passe présidentiel.

11.1.09

PALESTINE : STOP A L'HORREUR !


Bientôt un millier de morts à gaza !
Combien de temps encore la communauté internationale va-t-elle faire semblant de vouloir agir ? Les gesticulations de Sarkozy ne feront pas oublier l'accueil chaleureux de la ministre israelienne à L'Elysée.

Pour la grande majorité, ces morts sont des civils et singulièrement des enfants. Quand le massacre des innocents va-t-il cesser ?
L'armée israelienne bombarde des écoles de l'ONU, empêchent les secours de parvenir près des victimes, interdisent à la presse de se rendre sur les lieux de la boucherie... Des fois que les journalistes montrent l'étendue de l'horreur... Et qu'ils ne viennent pas parler de "bavures" lorsqu'ils se vantent d'avoir reproduit la ville de Gaza en plein désert pour entraîner les soldats à s'y repérer. C'est une tuerie délibérée.
Ce conflit qui dure depuis 60 ans n'est pas près de s'arrêter si on laisse les religieux de toutes obédiences décider ce qui est bon ou pas.
La seule solution est dans une paix juste et durable, qui reconnaissent à la fois l'existence d'un pays et d'un Etat pour l'Israël et pour la Palestine. Ces deux peuples ont assez souffert comme ça. Tout le monde sait ça. Alors légitimement, posons-nous la question de savoir à qui profite le crime.
Les marchands d'armes, les USA en tout premier, se frottent les mains des affaires juteuses à venir... L'industrie du bâtiment qui sera amenée à reconstruire le pays, avec les fonds internationaux... Les autres grandes entreprises qui devront, elles aussi, intervenir pour aider la Palestine à se réorganiser...
Quel pays courageux osera, un jour, infliger des sanctions économiques au gouvernement israélien ? A quand le boycott ? A quand l'embargo ?
A moins que faire durer cette guerre permette aux gouvernements de tant de pays de maintenir un climat de tension interne et ainsi légitimer la répression permanente ? A moins que faire durer cette guerrre ait pour objectif de faire un peu oublier la crise et la gestion calamiteuse des gouvernements ?

Les Israéliens ne peuvent pas prétexter sans cesse de leur sécurité pour massacrer à tour de bras comme ils le font. La disproportion est telle que tout argument d'autojustification n'est qu'une insulte lancée à la face du monde.

16.11.08

Quoi de neuf sur la Terre ?

Sûr, je n'ai rien foutu sur ce blog depuis mai dernier. Mille excuses.
Mais alors, depuis la rentrée... Quels changements !
Un noir élu Président des USA ! Qui l'eût cru, il y a seulement deux mois ? Finalement, les ricains ne sont peut-être pas le peuple le plus raciste de la planète, celui où la ségrégation fait office de politique sociale... Allez savoir !
Par contre en Italie... Berlusconi de retour et déjà des millions de citoyens dans les rues. Ça n'est pas près de s'arranger de l'autre côté des Alpes !
La crise mondiale bat son plein, mais les gouvernements volent au secours des banquiers et des actionnaires. Les pauvres gens qui crèvent de faim, qui perdent leur maison, qui sont jetés hors de leur boulot... On verra ça plus tard, lorsque les banques auront repris du poil de la bête. Sarkozy nous racontait l'an dernier : "il n"y a plus d'argent, les caisses sont vides". Et toc ! v'la t'y pas qu'il trouve 360 milliards d'euros pour les banquiers. mais toujours pas un centime pour les salaires... Il nous disait aussi que les Français devaient pouvoir garantir leurs emprunts sur leurs maisons... AUx USA cela s'appelait les subprimes : des milliers de familles à la rue ! Il nous endormait avec son pseudo combat pour les plus faibles d'entre nous, il pique le fric des collectivités territoriales, il supprime des postes dans l'éducation, veut la peau des RASED, etc.
Chaque jour un nouveau coup de poignard dans le dos du peuple !
Besancenot le démago. La déception faite homme ! Un jeune poupon braillard, qui manie la démagogie de gauche face à son compère Sarko, le démagogue de droite. Lequel des deux instrumentalise l'autre ? Heureusement il reste à la LCR de sincères militants de terrain.
Le Parti Socialiste. Quel Parti socialiste ? Les batailles de clocher et la guerre des chefs finissent pas masquer l'essentiel : ils sont globalement d'accord pour ne pas démolir le libéralisme, voire même lui donner des gages via le Traité Européen et autres mesurettes réformistes.
Mélanchon, le courage ! Voilà un homme respectable, qui sait prendre ses responsabilités. Son ras le bol des circonvolutions et des petits arrangements le conduit à quitter le PS et à fonder un nouveau parti... Il veut se saisir de l'expérience de Die Linke chez nos voisins Allemands, je l'y encourage. Je lorgne sur ce qui se passe là-bas avec curiosité et intérêt depuis le début. Peut-être vais-je adhérer à ce nouveau parti.

Allez, il y a décidément beaucoup à dire et à parler. La crise financière mondiale, les délires de Sarkozy, les remous dans les partis de gauche... font que c'est le moment opportun de refaire de la politique, de rediscuter entre voisins, dans la famille, au boulot...
Le nouveau monde restera toujours à inventer, chaque matin.