Septembre 2011... On s'empressera d'oublier les vacances gâchées par cet été pourri. Mais non ! Je ne parle pas de la météo, car çà, on ne peut pas y faire grand'chose ! Quoi que la responsabilité humaine sur les dérèglements climatiques...
Si l'été a été pourri, c'est surtout par les délires du système capitaliste. La crise, la crise, la crise... Cela fait quarante ans que j'entends parler de la crise... Crise du pétrole, crise des valeurs, crise de foi... Pas de doute : la société est malade. A coups d'antidépresseurs pour les uns et de vitamines pour les autres, les peuples sont maintenus debout pourt qu'ils puissent produire et produire encore... Les actionnaires, ces vampires qui opèrent au grand jour, sont sous perfusion permanente du sang et de la sueur des exploités... Les banques sont sous assistance respiratoire des états larbins, elles qui, pourtant, ne manquent pas d'air... Et aucun médecin ne saurait trouver une remède efficace pour soigner le malade ?!
Car du pognon, il y en a ! Les 40 plus grosses entreprises françaises cotées en bourses annoncent la couleur : déjà 47 milliards de profit pour les 6 premiers mois de l'année.
Septembre 2011... C'est la rentrée. Les écoles sont, une fois de plus, dans le colimateur de la droite (Sarkozy et ses sbires). Encore 16.000 suppressions de postes. A la fin de son mandat, Sarkozy pourra afficher 80.000 suppressions d'emplois rien que dans l'éducation nationale. Ah çà, il l'a bien dégraissé le mammouth ! Des villages en viennent à recruter, avec leur budget, une institutrice. Ailleurs, le secteur privé crée des écoles en veux-tu en voilà...
Exemple contret (mais chacun aura le sien, j'imagine) : dans mon quartier, il manquera un enseignant à l'école maternelle des 3 merlettes. Pourtant la moyenne élèves par classe est supérieure aux quotas exigés pour une ouverture de classe. L'inspecteur d'académie le reconnaît, mais... Il n'a personne à mettre sur ce poste ! Voilà une traduction de ce que produit le dogme selon lequel il y aurait trop de fonctionnaires en France et l'acharnement à vouloir en diminuer le nombre.
Des classes surchagrées... Des universités d'où les enfants d'ouvriers seront encore exclus... Les nouveaux enseignants peu ou pas formés... La guerre idéologique menée contre les maternelles pour renvoyer, discrètement, les mères de familles aux fourneaux...
Je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée émue pour ces parents d'élèves et ces enseignants qui ont voté pour la Droite... Ils espéraient quoi d'autre ?
Septembre 2011... La manipulation politique est à son comble ! le cirque Barnum des primaires socialistes pour nous faire avaler que le bipartimes serait LA solution à la crise. Ah !!! le bipartisme... On voit sa redoutable efficacité aux Etats-Unis ou en Angleterre. Dans ces pays on a le choix entre le capitalisme sauvage et le capitalisme accompagné. Aurait-on oublié les subprimes des USA qui ont jeté à la rue des millions d'Américains ? Aurait-on oublié la casse des services publics britanniques : un système scolaire en lambeaux, une santé explosée, des trasnports en berne.
Septembre 2011... Certes, on pourra facilement oublier les caprices de la météo. Après la pluie, le beau temps, pas vrai ? Mais retenon bien les caprices des possédants, car c'est tous les jours que l'on va les subir. En 2012, il ne suffira pas de renvoyer Sarkozy dans les résidences princières de sa belle-famille et sur les yachts de ses amis milliardaires, comme veulent le faire croire nos amis socialistes. Il faudra inventer une nouvelle façon de faire de la politique. J'ai des idées là-dessus. On y reviendra, c'est sûr.
11.9.11
Septembre 2011 : quelle rentrée !!!
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28.8.11
Au bonneteau, c'est toujours le même qui encaisse !
Prenez une pincée de riches parmi les riches, faîtes-leur signer une pétition réclamant à être taxés afin, prétendent-ils, de sortir de la crise du capitalisme. Et le tour est joué !
Nos médias, toujours à la pointe de la collaboration, alertent l'opinion : "Oyez, braves gens ! Les riches voudraient participer à l'effort national, mais on les en empêche !" Foutage de gueule taille XXL ! Fillon sort ses munitions, on allait voir ce que l'on allait voir !
Onze ridicules petits milliards à trouver pour sauver la France ! On croit rêver : comment ? c'est tout ? Rappelons au lecteur étourdi que 11 milliards, cela ne représente que le bénéfice que Total a prévu de redistribuer en 2011... Bref, la batterie de mesures est annoncée : tout le monde va payer, mais surtout, ça on connaît, les plus modestes (via la bouffe, via les loisirs et, plus cynique, via les mutelles). De nouvelles taxes sont mises en place pour des années durant.
Et les riches ? Ah, les riches... C'est les riches ! A eux tous, il ne vont cracher que 200 petits millions (et encore : pour deux ans seulement). Un broutille par rapport aux 2 millards qu'ils vont économiser chaque année, grâce à la suppression de l'impôt sur la fortune, votée par la Droite il y a quelques semaines.
La plupart du temps, c'est sur les trottoirs des quartiers sulfureux que l'on croise les joueurs de bonneteau, là où la vie vous a un petit parfum de clandestinité et de petits arrangements avec la règle et la morale... Ils parviennent, avec l'aide de quelques comparses, à attirer l'attention du chaland afin de créer le petit attroupement qui va les protéger des regards indiscrets et leur permettre de faire les poches des spectateurs, ces pauvres gogos tout à la fois remparts et victimes.
On a beau se croire plus malin que les autres, on pense "connaître le truc", on surveille attentivement le parcours de la bonne carte, mais non... On s'est, une fois de plus, fait avoir !
Ils ont le verbe haut, les geste habiles et les scrupules en berne. Pendant que les gogos sont ivres à force de boire les paroles soulantes de ces manipulateurs hors pairs, ils nous enfoncent encore un peu plus dans le brouillard.
Dans notre belle république, démocratique, et tout et tout, les joueurs de bonneteau sont au pouvoir. Ils s'appellent Sarkozy, Fillon et compagnie. Ils ont, malheureusement, quelques comparses sur leur aile presque à gauche, prêts à jouer, eux aussi, la carte de la rigueur, et à tordre la réalité pour qu'elle rentre dans leur schéma de conquête du pouvoir. Surveillons aussi ces menteurs-là !
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13.3.11
Ouverture de la chasse !
D'abord, début mars, on autorise la chasse aux sangliers. C'est vrai que leur surpopulation cause de réels dégâts aux agricultures et même dans les villes. Qui n'a pas été choqué de voir un sanglier patauger dans l'eau de shampooing d'un salon de coiffure cette semaine ? Ces bêtes là n'ont même plus peur de l'homme. Elles viennent le provoquer jusque chez lui. Mais il fallait attendre patiemment la fin de l'hiver, qu'ils sortent de leurs terriers protecteurs.
Puis, depuis ce week-end, la chasse est ouverte aux pauvres ! On peut enfin reprendre les expulsions locatives, cettre pratique barbare qui jette à la rue les plus démunis d'entre nous, sans souci des enfants, sans prendre de gants.
Une partie des ces pauvres parmi les pauvres fera le chemin inverse des sangliers, car c'est dans la forêt qu'on en trouve de plus en plus souvent, à se fabriquer des abris de fortune de bric et de broc, juste pour se donner l'impression d'avoir quelque chose sur la tête.
Les plus veinards trouveront des services sociaux efficaces, qui les relogeront dans des hôtels au prix exorbitants. Car la pauvreté rapporte aussi beaucoup d'argent aux charognards qui s'accomodent si bien de la détresse. La solidarité nationale paiera la facture, bien plus cher que ce qu'arait coûté le maintien dans les appartements de ces familles fragiles.
Ce qu'on refuserait pour des animaux, on le conçoit pour des êtres humains !
Tous les jours, on passe devant des tentes où survivent des familles, en pleine rue, le long du périphérique, sous les ponts ou dans les bois autour de nos villes... Certains s'entassent dans des bidonvilles ignobles, pour tenter de s'organiser un semblant de vie sociale.
Cette gangrène porte un nom, encore et toujours le même fléau qui détruit tout ce qui fait que l'on soit Homme : le capitalisme ! celui porté aux nues par les amis de Sarkozy ou de Le Pen, les deux facettes d'une même et hideuse idéologie.
Pourquoi, alors que ces mesures coûtent encore plus cher que le paiement des loyers, maintenir ce système moyen-âgeux ?
Car il permet d'entretenir le climat de peur qui, lui-même, autorise les vampires de l'immobilier à pratiquer des loyers insolents. La hantise de se retrouver dehors, avec sa famille désemparée, fait taire la révolte et se résigner à payer, payer et encore payer.
Et l'on voudrait que je trouve cela normal ? Que je considère que les seuls responsables sont les personnes, incapables de payer en temps et en heure des loyers insupportables ? Parmi ces familles à la rue, certaines ont un emploi, mais si peu et si mal payé que lorsqu'il faut choisir entre les courses pour nourir la famille et le loyer, le choix est vite fait... A part les charognards et leurs complices, bien nourris et étrangements silencieux sur cette honte, qui songerait à le leur reprocher ?
Ce qu'il faut, c'est inverser le sens des valeurs : mettre l'homme au coeur des préoccupations de la société et plus le remplissage des comptes en banquesde propriétaires, petits ou gros !
Ce qu'il faut, c'est refuser ce monde là !
Ce qu'il faut, c'est recenser le plus possible des expulsions prévues, pour les empêcher !
Ce qu'il faut, c'est s'unir sur la question du droit au logement décent pour tous !
Et, puisque nous sommes à quelques jours d'une élection locale, qui aura forcément un retentissement national, c'est battre à plate couture ceux qui représentent cet ordre établi dont les sociétés n'ont pas besoin.
Certains candidats aux cantonales, c'est mon cas, ont des propositions très claires sur le sujet. Ils méritent d'être soutenus.
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3.3.11
L'obésité de la pensée !
Un des axes majeurs de la campagne que je mène actuellement est la lutte contre le populisme. Chaque jour confirme cette impérieuse nécessité !
Alors que sont annoncés ds profits records, que les dividendes des actionnaires flambent comme jamais, les sarkozystes prônent la suppression de l'Impôt sur la fortune... Alors que le pouvoir d'achat est rabougri pour la majorité des gens, J-C. Trichet prétend qu'augmenter les salaires serait la pire bêtise à faire...
Le populisme nous inocule chaque jour sa dose de poncifs, du style "c'est eux qui nous donnent du travail", comme si les actionnaires et les gros patrons ne s'engraissaient pas, justement, du travail des autres, tels des tiques avides du sang des chiens dociles. Tout ça au nom du "mérite" qu'auraient ces élites, qui travaillent, eux !
Les mêmes, qui se découvrent subitement défenseurs de la "valeur travail" mettent en place un système de transmission de patrimoine qui vise à exonérer les gros héritiers du seul besoin de travailler ! Pour faire avaler sa sauce périmée, ils prétextent des familles modestes qui ont économisé toute une vie pour acheter leur pavillon de banlieue, alors que des mesures pour ces personnes existent depuis belle lurette. Mais le président des riches en veut encore plus pour son clan !
Autre exemple. Les révolutions dans le monde arabe bouleversent l'ordre mondial. Au lieu de féliciter les peuples qui retrouvent le courage de jeter les dictateurs, complices de leur exploitation éhontée par un capitalisme aveugle, sarkozy en personne clame sa crainte d'une immigration massive et, CQFD, de l'insécurité qui en résultera à coup sûr !
Et, au cas où nous serions complètement crétins, il en rajoute sur les "racines chrétienne" qu'il faudrait retrouver face à la dangereuse montée de l'Islam... Pour la droite, il devient urgentissime d'organiser un grand débat sur la question...
Je n'ai pas souvenir que, malgré des millions de gens dans la rue, il ait été proposé un grand débat sur les retraites, sur la santé, sur le dépouillement de l'Ecole, sur la répartition des bénéfices des entreprises, sur le droit au logement... J'en passe...
Flatter les instincts les plus primaires, opposer les gens entre eux, mettre des fauxs problèmes sur les réalités pour empêcher d'ouvrir les yeux et d'oser exprimer des exigences de changement... Voilà le populisme à la manoeuvre. Et tout cela se retrouve parfaitement dans des camps politiques bien identifiés : l'UMP et le FN, les deux faces d'une même pièce ! Ce qui me semble plus dramatique pour la sérénité du débat citoyen, c'est que d'autres, dans le camp de la gauche, se lancent dans cette course aux idées toutes faites et se vautrent dans la fange populiste. L'un pour développer des thèses sécuritaires, l'autre pour rester muets devant la détresse des sans papiers, quand ce n'est pas renvoyer dos à dos toute la classe politique... Là aussi j'en passe...
Il est urgent d'arrêter le fast-food de la pensée (vite avalé, vite digéré !), car nos cerveaux prennent du ventre et ne seront bientôt plus assez souples et rapides pour réflechir... L'obésité de la pensée citoyenne nous guette !
Prenons le temps de chercher à comprendre ce qui se cache derrière un discours, ce que signifient les actes de tel ou tel, la manipulation dans un reportage d'apparence anodie.
Bien sûr, c'est plus difficle, mais a-t-on vraiment le choix ?
Pour ma part, j'en ai ras-le-bol d'être pris pour un blaireau par les médias et l'idéologie dominante !
Pas vous ?
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Antoine Blocier :
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