Le monde ne tourne pas rond.
Ici, dans notre occident auquel nous sommes si fiers d'appartenir, être victime de la mode (écrire plutôt fashion victime pour être dans le coup), c'est dépenser sans compter pour ce qui est de plus neuf, de plus tendance, de plus à la mode...
Et il n'y a pas que chez les bourgeoises bon chic bon genre que la maladie fait rage. Chez les petits aussi on traque l'article nouveau, le tee-shirt qui saura nous mettre en valeur, le pantalon bien coupé ou le polo qu'il faut à tous prix porter cet été.
Après avoir détruit totalement notre industrie textile, les grands propriétaires des filatures et les marchands de vêtements sont toujours là, eux, et vendent encore et encore. Ils courent le monde à la recherche des coûts de production le plus bas possible.
Le Bangladesh est devenu le deuxième pays exportateur de textile, juste derrière la Chine et son milliard et demi d'habitants. Les gens y sont exploités comme on n'imagine pas, des journées de 10 à 14 heures de travail, six jours sur sept minimum, le tout pour des salaires de misère qui ne leur permettent pas de vivre décemment de leur labeur. de leur esclavage ?
Comble du cynisme, les immeubles sont édifiés en dehors de toutes normes de sécurité et parfois s'écroulent. plus de 1.200 morts dans l'effondrement du Rana Plazza, près de Dakha. Et je n'évoque pas la pollution due aux produits chimiques déversés après usage dans les ateliers du cuir, et des nombreuses maladies graves qu'ils entraînent... Je ne parle pas non plus des compresseurs haute densité qui vieillissent nos jean artificiellement, tout en perforant les poumons des pauvres gars qui respirent et avalent en permanence des particules abrasives.
On rogne sur tout : la sécurité, l'hygiène, les salaires... Pas sur les dividendes.
La mode à petit prix coûte cher en vies humaines et nous avons tous un peu de ce sang sur nos vêtements. Et pas seulement ceux de Monoprix, Carrefour, Leclerc et autres enseignes à coûts relativement abordables... Car H et M, Benetton, Zara, et consors font sortir leurs collections de ces ateliers de la honte. Pendant ce temps, leurs cours de bourses sautent au plafond.
C'est aussi ça le capitalisme.
Il y a quelques années, un scandale sur la fabrication de ballons de foot d'une grande marque "respectable", mais usinés par des enfants, avait contraint à créer un label favorisant l'achat éthique. Les marques signataires s'interdisaient, notamment, d'utiliser des enfants pour fabriquer ballons et chaussures...
Après le drame de ces dernières semaines, les marques incriminées, celles qu'on appelle les "donneurs d'ordres", rejettent la responsabilité sur les intermédiaires et les entreprises sur place... Entendez ça, les amis : ces gros businessmen ne seraient pas au courant ! Pourtant, eux, si prompts à afficher des comptes d'exploitation, à expliquer pourquoi la baisse du coût du travail ici servirait l'économie nationale... Bref, des experts, ne se seraient jamais étonné de trouver sur le marché des vêtements à 3 euros pièces, livrés en France ?!!!
Refusons les bonus incroyables que s'octroient les actionnaires, afin de pouvoir accepter de payer convenablement le prix du travail des autres.
C'est vraiment une autre façon de penser le monde et la place des hommes dans la société qu'il faut réinventer.
Pour qu'il n'y ait plus d'autres victimes de la mode.
Des victimes dont la chair et le sang nous éclabousseront pour longtemps si l'on continue de laisser faire le "marché".
26.5.13
Victimes de la mode !
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Antoine Blocier :
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16.5.13
Y'en a marre d'avoir raison !
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10.4.13
L'affaire Cahuzac et la gauche
Voilà un scandale qui tombe à pic ! Il permet de sous-entendre que Droite et gauche se serait pareil et qu'en plus, les élus seraient, par principe, sujets à caution. D'où cette débauche de gesticulations pour noyer le poisson à grand coups de "moralisation de la vie politique"...
Cette lamentable affaire m'interpelle, en fait, sur la notion de Gauche.
Car être de gauche, ce n'est pas seulement être honnête et ne pas mentir aux représentants du peuple.
Que des gens de gauche soient riches, la belle affaire ! S'ils sont fait fortune à la force de leur travail et/o de leur talent...
Ce qui est insupportable, ce sont les héritiers, qui n'ont rien fait d'autre que naître... Ce sont les actionnaires et les boursicoteurs, qui espèrent des licenciements pour accroître leur capital.. ce sont ceux qui planquent leur pognon à l'étranger pour échapper à la solidarité nationale... Et qu'ils s'appellent Johnny Halliday, Gérard Depardieu, Jean-marie Le Pen ou Jérôme Cahuzac, c'est du pareil au même.
La liste serait longue et fastidieuse des tous les profiteurs du système. Car c'est bien là qu'il faut trouver l'argent qui manque pour faire fonctionner le pays correctement, pas dans les poches de ceux qui n'ont presque rien. Et tant pis si certains parmisles plus démunis d'entre nous s'arrangent avec les règles, si c'est pour nourrir leur famille.
Souvenons-nous, il y a quelques semaines à peine, éclatait le scandale de la viande de cheval transformée en boeuf. Qu'a-t-on appris à cette occasion ? Que pour accroître les profits, certains se permettaient de mettre n'importe quoi dans les aliments, malgré les étiquetages et les contrôles divers... Puis aussi que des traders,sans jamais avoir vu de près ou de loin ces tonnes de viande, se les ont achetées, vendues, rachetées et revendues... S'octroyant au passage et à chaque fois, de solide marges. Encore une fois l'Argent roi menait la dans, mais c'est le Capitalisme qui organise le bal.
Faire des affaires, quels qu'en soit le prix humain ou environnemental, et gagner encore et toujours plus seraient devenus l'Alpha et l'Omega de notre civilisation !
Le Capitalisme et son corolaire l'Argent roi, est le seul et unique responsable de ces situations ubuesques. Car, contrairement à ce que j'entends notamment du côté de mes amis socialistes, ce ne sont pas des dérives. C'est le système lui-même !
N'en déplaise aux adeptes de la social-démocratie, la gauche ne se limite pas à quelques propositions sociétales, fussent-elles essentielles. C'est bien du côté des rapports de production et de la répartition des richesses qu'il faut creuser. Un exploité et un chômeurs seront toujours à la fois victimes et otages du libéralisme. Et même s'ils soient homos et mariés.
La seule façon durable de permettre aux peuples de s'en sortir est, bel et bien, de rompre avec ce système, de militer pour l'instauration d'une société qui replace l'être humain au ceur de toutes réfléxions politiques, sociales et économiques.Et tous els discours sur la morale et les différents habillages pour rendre plus présentable le liméralisme n'y feront rien.
Margaret Thatcher est morte. Profitons-en pour brûler tout ce qu'elle symbolise !
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25.3.13
Mariage, Manif pour tous et Instrumentalisation des enfants !
Que vocifèrent donc ces hordes de défenseurs d'une conception hyper-rétro de la famille ? Qu'avoir deux parents de même sexe, ne permettrait pas aux enfants de se forger une identité sexuelle "normale"... Moi, qui suis d'une intelligence très moyenne, je leur pose la question : Léonard de Vinci et tant d'autres homosexuels depuis, ont pourtant bénéficié d'une image parentale exactement comme ils la préconisent : un père, une mère et le gosse au milieu. Comment se fait-il qu'ils aient opté pour une sexualité différente ?
Ce qui se profile, en fait, dans ce débat sur le mariage des homos et leur droit à l'adoption, c'est le retour de la "norme".
Or, la norme c'est aussi deux parents qui aiment leurs enfants. Pourquoi y en a-t-il encore qui tabassent, qui délaissent ou qui s'en foutent ?
La norme, c'est aussi du travail pour élever dignement ses enfants. Or le chômage explose... La norme, c'est des conditions de logements décentes pour les familles et donc pour les enfants. Pourquoi y a-t-il encore tant de mal logés ? Pourquoi l'Eglise refuse-t-elle de mettre ses nombreuses propriétés à disposition ?
En fait, l'enfant a bon dos. On s'en sert au gré des circonstances. Et pas seulement pour tenter de freiner l'évolution des moeurs. En économie, aussi, les gosses c'est bien commode.
Le droit à le retraite ? Pensez à ce que nous allons laissé à nos enfants... La baisse du temps de travail ? Pensez à nos enfants... Des salaires et des conditions de travail dignes ? Pensez à nos enfants... Une meilleure sécurité sociale... etc, etc.
Mais il n'est dit nulle part que pour financer des crèches, des écoles, pour former et recruter des enseignants, pour assurer un minimum de suivi médical pour nos chers enfants, ce sont les adultes qui paient tout ça. Et même les retraités, les chômeurs, les malades... Sans compter que parfois ils sont aussi étrangers !
Que des enfants dorment dans nos rues... Que des enfants de pauvres servent de banques d'organes pour la progéniture des plus fortunés... Ques des enfants crèvent de faim dans le Tiers monde... Que des enfants soient exploités (et pas que sexuellement)... Ça fend le coeur le temps du journal de 20 heures. Mais le dimanche des élections, on a tout oublié et l'on continue de voter pour des modèles de société qui produisent ces scandales. Pour justifier notre lâcheté, on met en avant la responsabilité des parents, ces incapables, ces bons à rien, ces profiteurs... Rarement on ne s'indigne sur ce que nous faisons (ou sur ce que nous ne faisons pas) à titre individuel, pour enrayer ces situations d'un autre âge.
Mais c'est là sans doute, le fruit d'une réflexion trop enfantine.
Admettez, toutefois, qu'elle est hors norme.
Je vous laisse juge.
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Antoine Blocier :
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