9.10.07

Sardou, toujours aussi réac !

Début septembre, les journaux titraient sur une nouvelle affaire de pédophilie. Le père du jeune garçon fut reçu à l'Elysée, se répandit dans les médias et fut même invité aux côté de Michel Sardou lors d'une émission de Marc-Olivier Fogiel. Qui aurait pu s'abstenir de traiter à chaud, et avec des people, un sujet aussi délicat. Surtout en présence du père de la petite victime d'attouchements.

Mais cela a permis au chanteur de clamer son amitié avec le nouveau maître de France, puis de revendiquer le retour de la peine de mort. Son argument ? "Si on fait ça à mon fils, je tue le type !"
Peu de réactions face au réac. Voire même des applaudissements. Les quelques invités qui auraient pu alors montrer un peu de recul, faire référence à la loi, à la justice, à l'évolution de nos sociétés, ont visiblement été tétanisés par la présence du père sur le plateau.
Personne n'a pensé à demander à Sardou s'il aurait revendiqué la peine capitale avec autant de force si le coupable avait été son propre fils.
Dans les deux cas (victime ou coupable) les familles sont effondrées.

Mais ce crétin de chanteur n'en était pas à son coup d'essai. Au printemps dernier, en pleine campagne électorale, le voilà qui sort un nouveau tube à la musique entraînante mais aux textes à vomir. "Allons danser" que ça s'appelle. Il y fustige les étrangers d'une façon honteuse. Et s'offre le luxe d'une page entière du Parisien pour publier cet étron littéraire. Ni plus, ni moins qu'un tract d'appel à voter pour qui vous savez. Allons gerber, oui !

Jadis, lorsque l'on évoquait les artistes engagés, c'était des Ferré, Brassens, Ferrat, ou Brel pour les chanteurs. Mais il y avait les écrivains, les peintres, les cinéastes... être engagé s'apparentait à s'afficher de gauche. Avec Sardou,chanteur engagé c'est à droite. Et quelle droite ! Dure, intolérante, mesquine, bête...
A sa décharge (si j'ose dire) il avait commencé très tôt. Souvenez-vous les anciens, sa glorification des Ricains. Allez, chantez tous en choeur : "SI les Ricains n'étaient pas là..."
Partout sur la planète, des peuples entiers auraient bien aimés que les Ricains n'aient pas été là. Entre autres : les Vietnamiens, les Cubains, les Chiliens et aujourd'hui les Irakiens.

En 1973, lors du coup d'état fasciste, les militaires chiliens ont tranché les mains de Victor Jara, chanteur très populaire. A Michel Sardou, on les lui aurait serrées.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

bon, en fait j'ai rien à dire sur le sujet, en plus on en a déjà parlé, mais je voulais juste te dire que je te trouvais très beau sur la photo de présentation, mon papounet.hihihi
ta fille préférée!

Anonyme a dit…

Lionel Jospin dans l’impassse

L’ancien leader socialiste et candidat malheureux à la présidence en 1995 et 2002 persiste et signe dans son refus de remise en question.

Par Charles Fiterman, ancien ministre.

QUOTIDIEN : lundi 1 octobre 2007
L’attaque virulente lancée par Lionel Jospin à l’encontre de Ségolène Royal constitue une faute politique majeure.
Faute de méthode d’abord. Lionel Jospin veut écarter la candidate socialiste de 2007 de l’avant-scène politique et de la candidature en 2012. Il devrait savoir, puisqu’il dit la connaître, que l’agression va plutôt l’inciter à vouloir relever un défi aussi provocant. Il va rendre plus difficile un examen critique collectif sérieux de ce qui s’est passé, et obliger à des prises de distance avec la parole inconvenante du maître à penser qu’il veut être. A vouloir juger des capacités de quelqu’un à l’aune d’un résultat électoral, il prend un terrible risque, car la comparaison entre 2002 et 2007 ne plaide certes pas en sa faveur. Comment comprendre un tel aveuglement ?
Faute sur le fond surtout. Ce qui a manqué et ce qui manque encore au Parti socialiste, c’est avant tout un projet politique fondé sur ses valeurs et inscrit dans le XXIe siècle, capable de constituer ainsi une alternative mobilisatrice à la politique de la droite. Un travail avait été engagé dès 1994 en vue de construire à gauche un tel projet sous le label des «assises de la transformation sociale». Or Lionel Jospin qui a d’abord pris appui sur cette initiative l’a par la suite fait interrompre et n’a jamais depuis ni permis ni favorisé sa reprise.
Il a fait perdre une douzaine d’années à son parti et à la gauche tout entière. Il s’est contenté de quelques interventions personnelles et a laissé sans réponse pertinente en 2002 le besoin de proposition d’une véritable perspective politique, ce qui est la cause centrale de la défaite. Il a voulu en 2001 une inversion du calendrier électoral qui a donné le résultat que l’on sait et qui a accentué la présidentialisation et la personnalisation du système politique, favorisant toutes les dérives médiatiques de la campagne de 2007.
Pour ces raisons, je considère Lionel Jospin comme le premier responsable du déficit de projet dont souffre aujourd’hui le Parti socialiste. Cherche-t-il à le faire oublier avec une diversion grossière ? Et puis, il y a la faute de savoir vivre ensemble. C’est peut-être la plus irrémédiable.
En 2002, le projet rassembleur fait défaut, la gauche plurielle se délite, Lionel Jospin perd… et il s’en va. Le peuple de gauche lui a manqué, il n’a pas su reconnaître ses mérites. Lionel Jospin regrette très vite son départ et passe les années qui suivent à tenter d’organiser son retour, en faisant peser sur le parti son ombre tutélaire. Et voilà qu’une «moins que rien» surgie de nulle part se lance dans le vide existant et se fait désigner candidate, s’octroyant au surplus le droit de faire l’inventaire de l’héritage de son prédécesseur.
Pour couronner le tout, le premier secrétaire, sollicité, ne lance pas l’appel au retour du partant d’hier. Une telle outrecuidance ne pouvait rester sans suite. Lionel Jospin remâche son ressentiment et se venge. On ne peut que s’interroger sur les ressorts d’une attitude aussi affligeante. Elle n’aura pour seul effet que d’enfoncer définitivement Lionel Jospin dans l’impasse qu’il a lui-même choisie.
Tournons la page et passons, comme nous y a appelé François Hollande à La Rochelle, au travail d’élaboration d’un projet politique porteur des changements attendus par le pays et d’un parti libéré de ses entraves, capable de réaliser autour de lui un rassemblement victorieux. L’avenir est ouvert.

Anonyme a dit…

désolé, mais je ne vois pas ce que vient faire dans un sujet autour de la peine de mort et de Sardou le facho, l'article de Fiterman contre Jospin et pour Royal !
Proposons donc plutôt un message sur ce thème (celui de la recomposition de la gauche). Cela m'intéresserait bougrement. D'ailleurs, je vais m'y mettre. Mais c'est dur, si on ne veut pas froisser les susceptibilités tout en exprimant ce que l'on a réellement à dire...
A bientôt

Antoine Blocier

Anonyme a dit…

bravo l'artiste !!
bon ben! euh!! votre fille vous trouve tres beau, toutefois c'est normal, c'est votre fille